Encore trois soirées pour profiter de la Art Week

Une semaine dédiée à la peinture made in Saint-Barth : la seconde édition de la Art Week bat son plein dans les hôtels de l’île.

 

Une centaine de personnes sont venues au Barthélemy lundi soir, au Christopher mardi soir, et mercredi soir à Villa Marie. Pour admirer les œuvres d’Eric Demarchelier d’abord, et principalement ses portraits mystérieux. De Gabriella Berrutti ensuite, et ses toiles graphiques colorées inspirées des différents quartiers de Saint-Barth. De Jason Bereswill enfin, pour ses peintures plus classiques représentant des paysages et scènes de vie sur l’île.

 

Ce soir, c’est l’Américaine Paddy Cohn qui présente ses toiles au Manapany, à l’Anse des Cayes. De grands tableaux abstraits, plutôt traditionnels dans leur style, mais toujours efficaces pour habiller les murs blancs d’une villa. Demain, rendez-vous au Sereno avec l’Italien Luca Bornoffi. Dans l’abstrait également, il se concentre sur l’éclat des couleurs. Enfin samedi, le Toiny accueillera la peintre Dominique Le Grand Philouze, dont les portraits sont la belle découverte de cette Art Week.

 

La bonne idée des ateliers

De notre côté, nous avons participé à l’un des ateliers de peinture organisés par Artists of Saint-Barth, la Collectivité et le CTTSB au musée, mardi et mercredi. Luca Bornoffi a reçu devant un alignement coloré de tubes de peinture acrylique trois amateurs curieux de manier le pinceau. Consigne : liberté totale. « Je ne veux pas vous donner une photo ou un dessin à recopier. Chacun doit se sentir libre. Pour moi, la peinture est une émotion », commence l’artiste. Arrivé samedi sur l’île, il a du peindre deux toiles à toute vitesse pour l’inauguration de la Art Week dimanche dernier au musée, ses tableaux étant restés coincés au port de Saint-Martin. Devant la toile blanche, le plus dur est de commencer. « Ce sentiment est dû à la société actuelle, qui te fais craindre d’être différent dans ton expression artistique. » Alexandre, seul adolescent du groupe, n’a pas cette difficulté. En raison de son jeune âge, il n’est pas concerné par ce petit blocage, selon Luca Bornoffi. « Pour lui c’est différent car il est jeune. Sentez-vous comme lui », conseille-t-il aux adultes. « Vous verrez que dès que vous commencerez, vous allez vous amuser et vous ne voudrez plus vous arrêter. »

 

Effectivement, une fois passée l’appréhension du premier coup de pinceau, on fait fi de ce que donnera le résultat. Le peintre encourage : «C’est no limit ! Sentez-vous libre avec les couleurs. Je peux vous donner des conseils sur la peinture et les pinceaux, mais c’est votre espace ; mettez vos émotions en couleurs. Vous pouvez toujours faire une erreur et rien ne se passera. Surtout qu’il existe une couleur magique », dit-il en brandissant le tube de peinture blanche. « C’est pour ça que j’aime les couleurs, c’est ce qu’elles nous apprennent. » Elles nous auront aussi appris qu’après avoir passé une heure et demie sans penser à rien, seulement à la meilleure façon de constituer la teinte voulue, comme un parfum d’enfance, on se fiche éperdument de la qualité artistique du résultat.


Programme

Jeudi 6 février

Paddy Cohn au Manapany, à partir de 19 heures.

Vendredi 7 février

Luca Bornoffi au Sereno, à partir de 19 heures.

Samedi 8 février

Dominique Le Grand Philouze au Toiny, à partir de 19 heures.



JSB 1361

©Eclat Nova


Journal de Saint-Barth N°1361 du 06/02/2020

Art Week
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