Une candidate de Miss Guadeloupe disqualifiée à cause de cette photographie

Polémique autour de l’élection de Miss Guadeloupe : l’une des six prétendantes à la succession de Clémence Botino, Miss France 2020, a été disqualifiée pour cette photo, jugée contraire aux valeurs du concours. Le cliché avait été utilisé dans le cadre d’une campagne de prévention contre le cancer du sein, en Guadeloupe.

 

Une photo seins nus, mais bien cachés grâce au body-painting, et prise dans le cadre d’une campagne de sensibilisation autour du cancer du sein. La polémique autour d’Anaëlle Guimbi, l’une des candidates à Miss Guadeloupe, a éclipsé l’élection elle-même, qui s’est déroulée le 21 août.

Anaëlle, 20 ans, a été disqualifiée par l’organisation pour avoir posé seins nus, ce qui est contraire au règlement. Elle l’a annoncé sans amertume : « Malheureusement cette magnifique aventure qu’est Miss Guadeloupe s’arrête ici pour moi. En effet, les photos que vous voyez s’avèrent être contraire aux valeurs de Miss France. Les règles sont ce qu’elles sont, je m’incline mais je continuerai toujours à défendre les valeurs qui me sont chères comme ce combat contre le cancer du sein. (…) J’aurais vécu cette aventure pleinement, mon seul regret sera de ne pas avoir pu participer au show. (...) »

Aussitôt la toile s’est indignée de l’exclusion de la jeune femme, incluant des personnalités comme Valérie Trierweiler, qui a jugé « impensable » l’attitude du Comité Miss France. L’association Amazones, qui lutte contre le cancer du sein et pour qui ces clichés avaient été publiés, a rédigé un communiqué, se disant « déçue et surprise » ; la Ligue contre le cancer a aussi pris la défense d’Anaëlle Guimbi et demandé sa réintégration au concours.

Dénonciation anonyme
Sylvie Tellier, présidente du Comité Miss France, a dû s’expliquer, et a confié que « le comité Miss Guadeloupe a reçu une dénonciation concernant les photos de cette jeune femme. Et même s’il est évident que ces photos n’ont rien d’obscène ou d’érotique, nous avons appliqué le règlement pour éviter toute procédure à l’encontre de l’association de Guadeloupe ». Sylvie Tellier a dénoncé une « société de la dénonciation », s’est dite « attristée », mais a confirmé qu’elle ne « pouvait pas faire d’exception à la règle ». Anaëlle est donc bel et bien exclue.
Cette polémique ne jouera pas en la faveur de l’image du concours Miss France, souvent dénoncé pour son côté rétrograde et pour l’image qu’il véhicule des femmes.

Quoi qu’il en soit, l’élection s’est tenue : c’est Kenza Andrèze-Louison qui a été élue Miss Guadeloupe le 21 août, à la suite de Clémence Botino, qui avait été couronnée Miss France en décembre 2019.

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Journal de Saint-Barth N°1386 du 26/08/2020

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