James Startt, guitariste de Urban Groove Unit

Un mini-festival de jazz à partir de jeudi

Quatre concerts sont prévus entre jeudi 19 et lundi 23 novembre, dans différents établissements de l’île, et dans un strict respect des gestes barrière. L’association Saint-B’Art espère, avec ce mini-festival de jazz, offrir une bouffée d’air culturel à l’île, quasiment privée d’événements depuis février. Les musiciens venus de métropole sont enchantés de cette opportunité, au terme d’une année très dure.

 

«Maintenir un fil culturel à Saint-Barthélemy », tout en garantissant le respect des consignes sanitaires. C’est le défi que souhaite relever l’association Saint-B’Art, en organisant du 19 au 23 novembre une réplique, modèle réduit, du festival de jazz qui avait été annulé au printemps. Sept musiciens viennent de métropole pour jouer quatre concerts au sein de la formation Urban Groove Unit, dans différents établissements de l’île (programme en encadré).

La préfecture a autorisé l’événement sous réserve, bien sûr, du respect des règlementations liées au Covid. Ce ne devrait pas être trop compliqué : les amateurs de musique “live” devront rester assis pour écouter la musique, en dînant ou en buvant un verre, porter le masque pendant les déplacements, et ne pourront pas excéder six personnes par table. En gros, ce sont les mêmes consignes que lors d’une soirée au restaurant classique, mais en musique. L’association Saint-B’Art a prévu de veiller particulièrement au respect de ces règles, désireuse de prouver que l’on peut organiser des choses en maintenant la sécurité sanitaire.

« Les gens feront danser leurs fourchettes !  », sourit James Startt, enthousiaste. Lundi, ce guitariste arrivé quelques jours plus tôt de Paris visitait le bel extérieur du Manapany. Une première à Saint-Barth, «mais pas la dernière », promet cet Américain de naissance. Le plus heureux à l’idée de pouvoir de nouveau se produire devant un public avec Urban Groove Unit. «Ce n’est pas arrivé depuis février. Je ne peux pas dire à quel point ça me manque. Parmi mes musiciens certains ont eu 60 dates annulées. Je suis très inquiet pour certaines salles de concert à Paris où on avait l’habitude de se produire. Ce deuxième confinement, c’est très dur. »

Parce que la culture, la musique, l’art sont le sel de la vie, et aussi par solidarité avec le secteur, le Festival de Jazz qui devait se tenir au printemps dernier a été reporté, et pas annulé. Une gageure pour les bénévoles de l’association Saint-B’Art, notamment en termes de billets d’avion et de tests Covid pour tout le monde. Annulations de vols, changement de patronyme selon les disponibilités des musiciens, et même un billet de dernière minute pour le trombone (l’instrument, le musicien voyageant sur le siège voisin)… Ça n’a pas été une mince affaire !
Alors les organisateurs espèrent que le public viendra et jouera le jeu pour écouter le son de Urban Groove Unit. Le groupe remodelé se compose d’une chanteuse, Laetitia N’Diaye, un guitariste James Startt, un batteur David Lamy, un saxophoniste Paul de Remusat, un trombone Valentin Couineau, un bassiste Jocelyn Remy, un clavier Vincent Charrue.  Côté son, «nous sommes plus sur de la soul music que du jazz », observe James Startt. « Plutôt de la “old school soul music”, ce sont mes racines américaines qui parlent… C’est un son sophistiqué, rythmique et festif, plus grand public que le jazz. Vous voyez Stevie Wonder ou James Brown ? Mais on jouera assez tranquille, pendant que les gens mangent. »

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Programme
Jeudi 19 novembre
Chez Eddy’s à 19 h 30

Vendredi 20 novembre
Le Manapany à 19 h 30

Samedi 21 novembre
Le Baz Bar à 20 heures

Lundi 23 novembre
Le Carl Gustaf à 19 h 30

Journal de Saint-Barth N°1398 du 18/11/2020

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