S’il ne s’agit pas de l’œuvre d’une vie, Miguel Berry le reconnaît, son ouvrage, « ça fait un bout de temps » qu’il y travaille. « Saint-Barth, architecture d’un patrimoine », tel en est le titre. En 98 pages, l’auteur invite son lecteur à se plonger dans l’histoire du patrimoine bâti de Saint-Barthélemy. Des cases traditionnelles au citernes en passant par les édifices suédois, les églises mais aussi les cimetières et, surtout, l’histoire et les évolutions de la vie au quotidien. « J’accumule des documents depuis de nombreuses années, explique Miguel Berry. L’inventaire du patrimoine bâti et l’exposition qui l’a accompagné a été l’occasion de faire quelque chose de plus complet. Tous ces bâtiments racontent une histoire. Ils sont le reflet d’une aventure collective. » A travers son ouvrage, édité à 500 exemplaires avec le concours de la Collectivité territoriale et de la commission culture, présidée par Bettina Cointre, l’auteur entend transmettre un savoir accessible sur « la manière d’habiter l’île » au fil des siècles. L’île, mais aussi les quartiers.

« A Gustavia, c’est plus typique, avec les édifices suédois, raconte Miguel Berry. Dans les quartiers, on trouve des constructions faites avec les matériaux disponibles, robustes, adaptées au climat.» Comme les cases littéralement enracinées. « C’est pour ça que ces cases sont encore debout aujourd’hui, malgré le temps et les cyclones », glisse l’auteur.
Il y décrit aussi un mode de vie austère, dans des cases solides mais petites et dans lesquelles les familles vivaient dans deux pièces. « La vie se faisait à l’extérieur, avant une évolution vers une architecture plus grande pour accueillir toute la famille », indique-t-il.
Si les petites cases d’antan ne semblent plus convenir au mode de vie d’aujourd’hui, Miguel Berry nourrit toutefois l’espoir que son livre puisse donner des idées à des architectes. « On trouve déjà dans certains quartiers des ensembles de petites constructions en dur, dans l’esprit des cases, mais cela reste à la marge par rapport au nombre de projets », constate-t-il.
Quoi qu’il en soit, pour les personnes désireuses de se plonger dans l’histoire architecturale de Saint-Barthélemy, l’ouvrage est désormais en vente (40 euros) dans les librairies de Gustavia (Barnes, Case aux livres), au musée du Brigantin et à la bibliothèque.
