Toutes les facettes du théâtre au Paradis

La 17e édition du festival de Théâtre, légèrement estompée par la Transat AG2R, bat pourtant son plein à Gustavia, avec un choix de pièces varié, de la comédie musicale au thriller.


« L’assiette de mon voisin »

Attention, c’est un film qui s’est incrusté dans la programmation du festival de théâtre. « L’assiette de mon voisin », avec Thierry Simon et Diane Dassigny. Le couple part en Espagne pour changer de vie et faire un enfant. Chacun a peur de son côté, mais l’arrivée en terre ibérique provoque un désir intense d’autre chose, de plus libre… Une comédie autour du couple et de l’engagement, signée Olivier Riche et David Merlin-Dufey.

> Jeudi 17 mai à 20 h 30 au théâtre du Paradis, gratuit.


« Je préfère être un météore »

Seule en scène, Sophie de Fürst donne une conférence. Et elle balance. « Si je suis venue ici, ce n’est pas pour faire une petite conférence merdique. Moi, je vous propose une déflagration brûlante de pensée pure. De l’humain en bloc. Je vous balance direct dans le grand huit. Ça va nous péter à la gueule et personne ne restera sur le carreau. On va y aller tous ensemble. » Voilà pour le ton. Quelle que soit la question, Sohie de Fürst a la réponse. Et elle s’en pose, des questions, de toutes sortes. Absurde jubilatoire au programme, on va rire.

> Le vendredi 18 et le samedi 19 mai à 20 h 30 au théâtre du Paradis. 25 euros.


« Good Night »

Un thriller au théâtre, bien sûr que c’est possible. Cette pièce écrite par Romain Poli part d’une rencontre pas comme les autres. Un homme s’introduit dans l’appartement de Léa pendant qu’elle dort. La jeune femme parvient à se défendre, saisit une arme, et finit par attacher solidement l’intrus. Commence un dialogue, puis une révélation, et d’autres événements qui secouent la nuit parisienne… Jouée au théâtre du Funambule, à Montmartre, juste avant celui du Paradis à Gustavia, cette pièce est déconseillée aux moins de 13 ans.

> Dimanche 20 et lundi 21 mai à 20 h 30 au théâtre du Paradis, 25 euros.


« Lettres jamais écrites »

Elles ont pourtant été écrites, ces lettres. Par des lycéens et des adolescents de la France hexagonale, sur une idée d’Estelle Savasta. Qu’est-ce qui trotte dans la tête des jeunes ? Ils parlent « de fragilité, de saut dans le vide, de deuils mal fagotés, d’amours malmenées, mais aussi d’amours infinies, d’espoirs immenses, de solidarité… » Chaque lettre a été confiée à un auteur, qui y a répondu. Et voilà le résultat, un échange intime signé par vingt adolescents et vingt auteurs. « Colin écrit à son grand-père, mort il y a sept ans, pour lui dire comme les raviolis n’ont plus le même goût depuis. Nora écrit à son existence pour s’excuser de ne pas savoir où elle l’emmène. Tom écrit au père qu’il sera. Elsa écrit à son père qui était absent le jour de sa naissance et qui n’est jamais revenu », cite Estelle en exemple. Le tout mis en scène et interprété par deux comédiens de la compagnie Hippolyte a mal au cœur.

> Mardi 22 mai à 20 h 30 au théâtre du Paradis (25 euros) et le 24 mai au collège.


« 31 »

C’est la tête d’affiche de cette 17e édition du Festival de Théâtre. Une fois n’est pas coutume, une comédie musicale s’installera sur les planches du théâtre du Paradis. Un huis-clos mis en scène par Virginie Lemoine. Sur scène, quatre personnages, quatre amis qui chaque année passent ensemble le réveillon du nouvel an. Depuis vingt ans. Puisque 20 années séparent les deux réveillons que le public découvre. Plus globalement, le texte parle de l’amitié, les relations à l’épreuve du temps. Les dialogues sont entrecoupés de chansons écrites spécialement pour la pièce par Stéphane Corbin. Salué à Paris et au festival d’Avignon, dans la partie off, il y a peu de doutes sur le fait que « 31 » le sera également à Saint-Barthélemy.

> Mercredi 23 mai et jeudi 24 mai à 20 h 30 au théâtre du Paradis, 25 euros.

 

« Libres ! Ou presque… »

L’autre affiche du festival nous emmène au temps de la France occupée. Jean Franco et Guillaume Mélanie jouent un juif et un homosexuel, contraints de fuir ensemble le nazisme. Pris par la Gestapo, ils parviennent à s’échapper de leur geôle mais sont menottés l’un à l’autre. Une relation difficile puisqu’ils sont tout à fait opposés… S’il est toujours délicat d’aborder cette période de l’histoire sous l’angle humoristique, les deux comédiens, qui ont aussi écrit la pièce, parviennent à émouvoir le public tout en le faisant rire. A ne pas manquer !

> Vendredi 25 mai et jeudi 26 mai à 20 h 30 au théâtre du Paradis, 25 euros.

 

« Parallèle »

En clôture du festival, comme en ouverture, ce sont les locaux qui prennent les planches. Trois représentations de « Parallèle », création de l’association SB Artists, seront interprétées par Corinne Duval et Stéphanie Rosset. La pièce met en scène le dialogue entre deux femmes que tout oppose, dans deux époques différentes.

> Dimanche 27 mai, jeudi 31 mai et vendredi 1er juin à 20h30 au théâtre du Paradis. 15 euros.

 

Informations au 06.90.418.417. Billetterie sur place au théâtre, chaque jour entre 18 heures et 20 h 30.


JSB 1279