Saint-Barth -

Les jeunes plumes composent sur « une île, d’ici ou d’ailleurs »

Ils pourraient être en train de savourer une matinée à la plage, avec des amis ou en famille. Ou encore s’occuper en explorant les méandres du web sur une quelconque application téléchargée sur leur « smartphone ». Mais en ce samedi 24 janvier, c’est attablés dans une salle de classe du collège Mireille Choisy que 102 élèves de l’île œuvrent aussi studieusement que joyeusement. Écoliers, collégiens, élèves de la classe de seconde, tous ont décidé de participer au concours des «Jeunes plumes» organisé chaque année par l’association Saint-B’Art.
Penchée sur sa feuille blanche, une écolière coquettement vêtue d’une tenue violette plonge la main dans sa trousse (violette aussi) pour en extirper un nouveau stylo. Comme tous ses camarades, elle planche depuis le début de la matinée sur le thème imposé de l’édition 2026 : «Une île, d’ici et d’ailleurs. » Un sujet qui requiert toute l’imagination des enfants, des petits jusqu’aux adolescents. Dans chaque classe, ils bénéficient toutefois du soutien et des conseils de quelques enseignants et parents venus les accompagner dans leur conception d’un récit. Il peut s’agir d’un texte en prose, d’une poésie, même d’une chanson. L’important est de raconter une histoire, de laisser s’exprimer son imaginaire. Mais aussi d’employer le bon vocabulaire. Pour s’en assurer, les jeunes plumes n’hésitent pas consulter, non pas leur téléphone, mais les dictionnaires du collège disposés çà et là sur les tables.

Pas moins de 102 élèves, écoliers, collégiens et élèves de seconde participent cette année au concours « Jeunes plumes » de l’association Saint-B’Art. 

 

Des élèves inspirés
Puisque tous ces efforts méritent une récompense, une pause intervient en milieu de matinée. Il est 10 heures et un goûter attend les participants sous le préau de la cour. Rose, Angelina, Lila et Keiko attendent d’être appelées pour aller se sustenter. Les quatre fillettes, élèves en CM1, bavardent au soleil. L’occasion de les interroger sur leurs sources d’inspiration.
« Je me débrouille plutôt bien, sourit Lila. C’est une poésie, avec des rimes ou pas, et on doit raconter une île, de merveille ou que l’on connait. » Keiko s’empresse de préciser : « Qui existe ou qui n’existe pas. Par exemple je fais une île avec que des choses imaginaires. » Rose assure : « C’est difficile de devoir composer avec les rimes, que ce soit poétique et en même temps avoir un peu d’humour. Je voulais représenter mon île de la meilleure façon possible et exprimer ce que j’avais envie d’exprimer. » Angelina confirme : « C’est vrai que c’est un peu difficile mais je suis contente de participer. »
Ce samedi, les jeunes plumes vont se retrouver au collège pour une deuxième matinée de création. Pour celles et ceux qui estiment ne pas en avoir terminé avec leur œuvre. Ou pour les plumes qui considèrent qu’il est nécessaire de mettre une dernière touche au fruit de leur imagination.
 

 

Journal de Saint-Barth N°1650 du 29/01/2026

Convention-cadre avec l'Etat
Réserve naturelle
Quartier