Jean-Marc Lefranc du Baz Bar, et Adeline Zaru, qui va interpréter vendredi et samedi à 21h30 son « one woman show » intitulé « De A à enfin Zen ».

Le Baz Bar mise sur la comédie

Les concerts n’étant plus tellement d’actualité, le Baz Bar a choisi de céder à son envie de Comedy Club. Vendredi et samedi, la comédienne Adeline Zaru va inaugurer cette nouvelle formule avec son « one woman show » intitulé « De A à enfin Zen ».

L’idée lui trotte dans la tête depuis de nombreuses années. Seule la bonne opportunité lui faisait sans doute défaut. Alors avec la pandémie de Covid et ses restrictions qui s’allongent dans le temps, Jean-Marc Lefranc a pris la décision de se lancer. Vendredi et samedi, pour la première fois, le Baz Bar ouvre sa scène à une comédienne, Adeline Zaru, qui va interpréter son « one woman show » pour le public de Saint-Barth.
« Je fais du live depuis plus de vingt ans, explique Jean-Marc Lefranc. Mais pour moi, aujourd’hui et au niveau auquel je le fais, ce n’est plus rentable. Et puis ce n’est plus tellement d’actualité à cause du Covid. » Certes, mais se lancer dans une aventure comme celle d’un Comedy Club, voilà qui s’apparente à un changement pour le moins inattendu. « Je voulais absolument le faire, j’ai toujours eu envie de le faire, assure le patron du Baz. Beaucoup de clubs dans lesquels je vais quand je suis à New York ont changé d’activité en faveur du Comedy Club. Et ils s’en sortent très bien. »

« Le meilleur vaccin, le rire »
En une période où les événements culturels manquent cruellement, Jean-Marc Lefranc estime que redonner vie à la scène de son établissement est une nécessité. « On a besoin de culture, surtout en ce moment, constate-t-il. Avec le spectacle d’Adeline, qui est totalement ancré dans l’actualité, on veut offrir aux gens le meilleur vaccin qui existe, le rire. »
Vendredi puis samedi, c’est donc à la comédienne Adeline Zaru qu’il va incomber d’inaugurer cette nouvelle formule. « Tout le monde peut se retrouver dans son spectacle, dans ses personnages, elle a une pêche incroyable », s’enthousiasme l’organisateur.

De la Divine Comédie au Baz Bar
« De A à enfin Zen », tel est le titre du spectacle d’Adeline Zaru. Co-écrit avec Thomas Poitevin dans sa première version, il invite les spectateurs à partir à la rencontre d’une galerie de personnages loufoques et illuminés qui jalonnent la quête de spiritualité de la comédienne. Elle a joué six fois son spectacle à la Divine Comédie, à Paris, avant que le premier confinement ne stoppe brutalement son élan. Quelques mois plus tard, en septembre 2020, elle a enfin pu partir en tournée mais, là encore, un confinement est venu l’interrompre. Elle prend alors la décision de s’envoler pour la Guadeloupe, où séjourne une amie.

A son arrivée, elle prend contact avec les gérants des scènes locales. Rapidement, elle retrouve les planches. « J’ai joué sept fois en décembre dans sept lieux différents et ça s’est très bien passé à chaque fois, explique-t-elle. J’en ai aussi profité pour écrire une nouvelle version du spectacle. C’est celle-ci que je vais jouer ici. »

« J’y crois dur comme fer »
Lorsque la menace d’un confinement se profile en Guadeloupe, elle anticipe et se tourne vers Saint-Barth. A son troisième coup de téléphone, un hôtel lui recommande d’entrer en relation avec Jean-Marc Lefranc. « C’était il y a quatre jours, tout est allé très vite », s’extasie la jeune femme. « On a parlé pendant 1h20 au téléphone », sourit Jean-Marc Lefranc, qui voit déjà plus loin que cette première expérience. Et de lancer, aussi confiant que passionné : « J’y crois dur comme fer, et puis on en a tous besoin ! »

« De A à enfin Zen », par Adeline Zaru, vendredi et samedi à 21h30 au Baz Bar à Gustavia. Tarif : 10 euros.

Repères
Adeline Zaru intègre le Conservatoire national de Paris à 19 ans. Dès sa sortie, elle joue au Théâtre national d'Angers dans l'Objecteur de Michel Vinaver puis dans la Mégère à peu près apprivoisée
adapté et mis en scène par Alexis Michalik.
Elle interprète, ensuite, la jeune Nina Berberova dans Gorki, l'exilé de Capri mis en scène par Jacques Rosner aux côtés de Marie-Christine Barrault et Roger Planchon.
Jean-Luc Moreau la met en scène à la Michodière dans Chat et Souris aux côtés d'Eric Métayer et Roland Marchisio et quelques années plus tard dans Coup de Sangria aux côtés de Jean-Luc Porraz.
Elle joue dans Songe et tempête adapté du Songe d'une nuit d'été et de la Tempête de Shakespeare et mis en scène par Georges Lavaudant.
Elle est également à l'affiche de beaucoup de comédies à succès : Arrête de pleurer Pénélope, Couscous aux lardons, Familles recomposées, Dans la peau de ma femme, Le Ticket Gagnant, Amants à mi temps et récemment dans Jamais le deuxième soir.
Au cinéma, elle joue dans Bambou de Didier Bourdon, Remise de peine de Pierre Salvadori. A la télévision dans Interpol, Alice Nevers, Plus belle la vie et plus récemment sur France 2 dans Un si grand soleil.

Journal de Saint-Barth N°1421 du 29/04/2021

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