La troisième Art Week se lance au Wall House

Après une mise en sommeil liée à la pandémie de Covid-19, la troisième édition de la Art Week était, comme bon nombre d’événements ajournés, particulièrement attendue. Par conséquent, c’est dans une ambiance des plus festives que s’est déroulé le vernissage de l’exposition qui a lancé la manifestation, mardi 23 novembre au musée du Wall House, à Gustavia.

Les couleurs contrastées de Camellia Ménard
Pour cette soirée d’ouverture, deux jeunes photographes ont été mis à l’honneur par l’association Artists of Saint-Barth, organisatrice du Festival en partenariat avec la Collectivité territoriale. La première n’est autre que Camellia Ménard, qui vit et exerce ses talents à Saint-Barth depuis maintenant dix ans. Photographe de mode depuis l’âge de seize ans, elle a suivi des cours dans une école spécialisée pendant quatre années. Elle a ensuite travaillé dix ans à Paris avant de s’envoler pour les Etats-Unis. Si elle ne jouit pas encore de la renommée des dix photographes qui vont exposer dans les grands hôtels de l’île tout au long de la Art Week, Camellia Ménard dispose d’une solide expérience et d’un talent reconnu qui lui vaut d’être publiée par des magazines tels que le Harper’s Bazaar, Elle ou Marie-Claire.
Sur les murs du Wall House sont accrochées sept de ses réalisations. « Je travaille beaucoup sur les couleurs, qui m’ont toujours intéressée, explique-t-elle. Je ne « shoot » qu’à la lumière naturelle. Ces photos (celles qu’elle expose au Wall House, ndlr) donnent une vision globale de mon travail. Et il y a pas mal d’images réalisées à Saint-Barth. » Des photographies très graphiques, savamment structurées, sur lesquelles transparaît son travail sur les couleurs et le contraste. « J’aime sublimer les mannequins, les transformer », sourit-elle. Une passion qu’elle va continuer d’exploiter dans les prochains mois puisqu’elle ne manque pas de sollicitations. Sans oublier la sortie prochaine d’un livre. De photographies, bien entendu.

Le vivier émotionnel de Laurent Poléo-Garnier
Dans l’autre salle du Wall House, les murs sont capturés par les œuvres de Laurent Poléo-Garnier. Jeune photographe français installé à Berlin depuis 2019, il entend rendre hommage à sa ville de cœur grâce à la Art Week. « La première fois que j’y suis allé, j’ai été bouleversé », assure l’artiste. Chaque portrait exposé est pour lui « un microfilm qui synthétise un instant passé avec la personne ». De fait, chacune de ses photographies porte un univers radicalement différent.
« Mes photos sont un vivier dense, affirme-t-il. A travers les visages, je veux partager des émotions mais également apporter à chaque fois une touche finale. J’ai un rapport très fort avec le stylisme et les accessoires. » Observer ses clichés fait parfois naître un sentiment d’intrusion, comme si le spectateur pénétrait par effraction dans l’intimité de son travail, de ses modèles. «Sans amour, je ne pourrais pas prendre de photos », glisse-t-il presque timidement.
Après la Art Week, Laurent Poléo-Garnier va entamer une collaboration avec l’Institut Français de Berlin avec une série de « work shot » sur l’autoportrait. Puis viendra une exposition à Paris et, certainement, de nombreux autres événements.
En attendant, pendant dix jours, les deux jeunes artistes vont pouvoir partir à la rencontre de leurs pairs et, comme l’ensemble des habitants de Saint-Barth qui le désirent, plonger dans leurs univers à travers les dix expositions qui vont jalonner le Festival.

Programme
Toutes les soirées inaugurales débutent à 18h30.
- « Emergence » avec Camellia Ménard et Laurent Poleo ­Garnier au musée du Wall House, Gustavia
- Ellen Von Unwerth, « Party time » au ­Cheval Blanc Isle de France St Barth. Jusqu’au 15 décembre.
- Jeudi 25 novembre : Greg Lotus, « By the pool »  
    au Christopher. Jusqu’au 30 décembre.
- Vendredi 26 novembre : David Drebin, « Sea Gazing »
    au Toiny. Jusqu’au 15 décembre.
- Samedi 27 novembre : Marco Glaviano, « 50 years in St Barth » au Rosewood Le Guanahani.
    Jusqu’au 5 décembre.
- Dimanche 28 novembre : Brian Bowen Smith, « Drivebys » au Carl Gustaf. Jusqu’au 15 décembre.
- Lundi 29 novembre : David Bellemere, « Flowers »
    Le Sereno. Jusqu’au 15 décembre.
- Mardi 30 novembre : Ben Watts, « Summer island »
    à la Villa Marie. Jusqu’au 15 décembre.
- Mercredi 1er décembre : Greg Kadel, « Plein Soleil »
    au Manapany. Jusqu’au 15 décembre.
- Jeudi 2 décembre : Fred Meylan, « Swim for ever »
     au Barthélemy. Jusqu’au 15 décembre.

 

Journal de Saint-Barth N°1448 du 25/11/2021

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