Trois cimetières dotés d’ossuaires

La demande est de plus en plus forte et la place manque dans les cimetières ; la Collectivité est en train de construire des columbariums dans les cimetières de l’île, pour accueillir les cendres des défunts qui choisissent l’incinération.


A Public, près de la plage, 88 niches sont prêtes à entrer en service, dans un petit bâtiment flambant neuf. Il a été construit à la place de l’ancienne morgue, qui fut avant cela une chapelle.

Les mœurs évoluent, et avec eux les rites funéraires ; de plus en plus de familles choisissent l’incinération plutôt que l’inhumation. Or aujourd’hui à Saint-Barthélemy, les urnes contenant les cendres des défunts utilisent les tombes traditionnelles. Peu adaptées, d’autant plus que dans les quatre cimetières de l’île, la place vient à manquer.

La Collectivité a donc lancé un programme de construction d’ossuaires, ou columbariums. Trois cimetières sont concernés : Public, donc, pour un montant de 105.000 euros. Suivra Lorient (côté Camaruche), où soixante niches seront construites sur l’un des murs d’enceinte, d’ici la fin du mois de janvier, pour un montant de 80.000 euros. Enfin, à Saint-Jean, près de la piste de l’aéroport, l’ancien mur qui sépare le cimetière du terrain vide de la Com, face à la caserne, sera détruit et reconstruit. Il accueillera quarante niches, sur 70 mètres linéaires de mur habillé de pierres. Le coût et le délai de ce troisième chantier n’est pas encore connu précisément, et pour cause : le lieu fera d’abord l’objet d’un diagnostic archéologique. Et si jamais les archéologues trouvent quelque chose d’intéressant dans cette zone, la Direction des affaires culturelles de Guadeloupe pourra prescrire une fouille plus poussée. Toutefois, la Collectivité espère avoir terminé en 2020.

Les tarifs des concessions sont en train d’être étudiés par les services et seront décidés prochainement.



Journal de Saint-Barth N°1354 du 12/12/2019

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