Mathilde Gerster-Magras reçoit un prix du civisme à Paris

Originaire de Saint-Barth et installée en France, Mathilde Gerster-Magras, 24 ans, a reçu le week-end dernier un prix du civisme et du dévouement, comme huit autres jeunes Français reconnus pour leur engagement citoyen.


Pour la troisième fois, la Fédération locale des Anciens Combattants a présenté un candidat, lauréat d’un prix du civisme et du dévouement. Après Alice Questel en 2012 et Anthony Gumbs en 2014, cette année, Mathilde Gerster-Magras, 24 ans et étudiante à Paris, a été distinguée pour son engagement personnel. Quand les Anciens combattants de Saint-Barth l’ont contactée, elle s’est trouvée « très surprise et très honorée » qu’ils aient pensé à elle. La jeune femme liée à l’île du côté maternel a enchaîné les expériences professionnelles et de volontariat après l’obtention de son bac, avec notamment un passage au service domanial et foncier de Saint-Barthélemy en tant qu’assistante. Elle se destine à la naturopathie, et s’implique bénévolement dans plusieurs associations : la ligue protectrice des animaux et les Blouses Roses, qui luttent contre l’isolement des malades et personnes âgées. « Je ne fais pas ça dans une recherche de reconnaissance », confie Mathilde Gerster Magras. « Cela me semble naturel depuis l’enfance, ça fait partie de mon éducation. » Pour autant, elle a reçu avec plaisir le prix du civisme de la Mairie de Paris. « Je suis ravie que l’on mette à l’honneur les bonnes actions des jeunes, trop souvent décrits comme des fainéants, alors que beaucoup sont engagés dans des causes qui leur tiennent à cœur. »
Outre la cérémonie de remise des prix, à la mairie de Saint-Mandé près de Paris, Mathilde Gerster Magras, accompagnée de deux figures de notre île, Lucien Couic et Philippe Laduré, ont visité le Panthéon, déjeuné au Sénat en compagnie d’Alain Dupuis, président de la fédération new yorkaise des Anciens Combattants, French War Veterans, très proche de celle de Saint-Barthélemy. Enfin, tous les acteurs de ce rendez-vous se sont retrouvés vendredi sous l’Arc de Triomphe pour voir ravivée la flamme de la tombe du soldat inconnu, moment toujours émouvant autant qu’impressionnant. « Trois jours très intenses et enrichissants ! » conclut Mathilde.


JSB 1363

Journal de Saint-Barth N°1363 du 20/02/2020

Elles sont prêtes pour Carnaval
Semi-marathon dimanche
Construction d'une maison suédoise