La luxueuse villa de Doug Barrowman décorée intégralement par les artistes locaux

Joli coup pour les artistes de l’île, représentés par l’association Artists of Saint-Barth : Doug Barrowman, heureux propriétaire d’une villa flambant neuve à Saint-Jean, a investi dans près de cinquante œuvres. Sa demeure ressemble à un musée.

La splendide villa Neo semble bâtie autour des œuvres qu’elle abrite. « J’ai le sentiment de vivre dans une galerie d’art, j’adore ça », confie Doug Barrowman, le propriétaire des lieux. Cet homme d’affaires écossais est tombé amoureux de l’île il y a douze ans, et vient de réaliser son rêve avec cette luxueuse bâtisse vitrée, récemment inaugurée. Collectionneur d’art (il possède même des toiles de Picasso, Dali et Chagall), pour habiller sa demeure antillaise, il a choisi de ne sélectionner que des œuvres d’artistes de l’île. Jackpot pour l’association Artists of Saint-Barth. Une vingtaine de peintres et sculpteurs de tous les styles ont donné son caractère à la villa Neo, pour près de cinquante œuvres.


Cinquante œuvres

L’entrée, un couloir vitré, laisse apparaître au milieu de la verdure alentour un palmier grandeur nature en inox, œuvre de Mickaël Doudeau. Un second devrait pousser près de la piscine à débordement, avec vue imprenable sur la baie de Saint-Jean. Disséminés dans la maison, les animaux de fer du soudeur-sculpteur Dvis Dformes. A l’étage supérieur, deux toiles colorées de Gabriela Berrutti, trois portraits déstructurés de Florence Poirier-Nkpa, une sculpture de femme de carbone, tout en finesse et légèreté, signée François Lamort… Chaque chambre a son artiste : Eric Demarchelier pour celle du maître de maison, Jean Verrechia pour une autre, Pati Guyot pour une troisième… Les œuvres d’Hoboki ont investi la partie cuisine, et une grande toile de Geexel orne la mini-boîte de nuit/salle de cinéma, au rez-de-chaussée. Sans oublier les sculptures inox de Jean Martin, que l’on voit décidément partout. Doug Barrowman et son épouse se sont même fait faire leurs propres portraits par ce dernier.

Bref, la totale. Il ne reste plus qu’à accrocher la pièce ultime, commandée à Dvis Dformes, une sorte de thon/sous-marin fait de pièces de métal, qui flottera à quelques mètres de hauteur.

 

600.000 euros au total

L’Ecossais ne s’en cache pas : « It’s not cheap. » 600.000 euros en tout, environ. Mais en passionné qu’il est, Doug Barrowman voit l’art comme un investissement, pas comme une dépense. « Il y a beaucoup de talents à Saint-Barthélemy, une vraie communauté artistique. C’est aussi un moyen de soutenir l’activité locale », explique-t-il. « En plus, tous ceux qui loueront cette villa (lui compte l’occuper trois mois dans l’année, ndlr) pourront se rendre compte de ce qui se fait à Saint-Barthélemy. Beaucoup de gens influents passeront dans ces murs. C’est déjà arrivé avec les premiers locataires, deux personnes qui font actuellement construire sur l’île. Avant, on voyait partout ces grandes photos de l’aéroport de Saint-Barthélemy, en général avec une femme nue… Aujourd’hui, l’art de Saint-Barth est différent. »



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