Commémoration de l'Armistice le 8 mai 2020.

Commémoration presque comme les autres 75 ans après l’Armistice

Quelques personnes masquées, moins d’élus que d’habitude, et un cocktail simplifié vendredi dernier pour commémorer la signature de l’Armistice, le 8 mai 1945.

 

Vendredi 8 mai, Saint-Barthélemy s’est souvenue de l’Armistice de 1945, qui a signé la fin de la Seconde Guerre Mondiale, au cours d’une cérémonie solennelle. Les Anciens combattants avaient averti : la commémoration se tiendrait en l’absence du grand public, avec port du masque souhaité. Seuls les élus du conseil exécutif ont été conviés, les autres n’étaient pas informés, ce qui d’ailleurs ne leur a pas trop plu. Trois ou quatre personnes extérieures au protocole sont tout de même venues assister au dépôt de gerbe et aux discours, et finalement, les masques étaient assez rares parmi les présents. Le cocktail s’est tenu dans le hall d’accueil de la Collectivité, plutôt qu’à l’étage.

Ces particularités mises à part, les pensées des participants se sont tournées vers celles et ceux qui se sont battus durant la Seconde Guerre Mondiale. « Nous sommes en guerre », avait déclaré le Président Macron mi-mars. La situation actuelle, si difficile qu’elle soit, reste bien loin de ce qu’ont connu nos aïeux il y a moins de 80 ans. Lucien Couic, président des Anciens Combattants de Saint-Barthélemy, a rappelé les grandes dates du conflit européen de 39-45, et  rendu un hommage particulier au doyen de la Fédération locale, André Paté. Ce dernier avait pris part à des opérations de Résistance dans le Limousin, en 1943. Il a également salué le courage de Jean Belotti, qui s’est battu sur le front de l’Est, engagé volontaire à l’âge de 17 ans.
Olivier Basset, représentant de l’Etat à Saint-Barthélemy, s’est chargé de la lecture du discours officiel. Habituellement rédigé par la secrétaire d’Etat au ministre des Armées Geneviève Darrieussecq, il était cette année signé de la main d’Emmanuel Macron, circonstances obligent. « Ce 8 mai ne ressemble pas à un 8 mai. Il n’a pas le goût d’un jour de fête. Aujourd’hui, nous ne pouvons pas nous rassembler en nombre devant les monuments de nos villes, sur les places de nos villages, pour nous souvenir ensemble de notre histoire. (…)C’est dans l’intimité de nos foyers, en pavoisant nos balcons et nos fenêtres, que nous convoquons cette année le souvenir glorieux de ceux qui ont risqué leur vie pour vaincre le fléau du nazisme et reconquérir notre liberté.  C’était il y a 75 ans. »

Dépôt de gerbes, militaires en tenues blanches, minute de silence, sonnerie aux morts, Marseillaise : la cérémonie s’est déroulée dans la sobriété et la tradition, avant la non moins traditionnelle coupe de champagne offerte par la Collectivité.

 

JSB 1375