En différents endroits de l’île, en particulier à Gustavia, des panneaux indiquent la marche à suivre en cas de tsunami. D’autres signalent les sites refuges. Des points de repères qui ont notamment été utilisés lors des exercices « Carib Wave » en mars 2024 et 2025. Parallèlement, la Collectivité territoriale et ses services dédiés à la sécurité du territoire travaillent à l’obtention d’un label délivré dans le cadre d’un programme de certification de l’Unesco (Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture) : « Tsunami ready ». Le lundi 19 janvier, le comité local qui rassemble tous les acteurs de l’île impliqués dans le projet (préfecture, service territorial d’incendie et de secours, gendarmerie, hôpital, Croix-Rouge, police territoriale, port, aéroport, hôtels…) s’est réuni pour un premier point d’étape. Une rencontre qui s’est déroulée dans les locaux du Stis, à Saint-Jean.
Douze critères à remplir
Le label attribué par l’Unesco est très plébiscité dans la zone Caraïbe. Comme le confirme Eden Gréaux qui travaille au sein du service de la sécurité civile et s’occupe notamment des questions liées à la prévention des risques majeurs à Saint-Barth. « Pas mal de territoires sont en demande de labellisation, d’autres l’ont obtenu », explique-t-elle. Pour Saint-Barth, une lettre d’intention a été adressée l’année dernière au chef de l’état-major interministériel de la zone Antilles (Emiza), le lieutenant-colonel Polidacci. Représentant du comité national, c’est lui qui suit l’évolution du projet.
Lorsque le dossier sera complet, il sera alors soumis au comité national qui rendra un avis après avoir vérifié que tous les critères d’obtention du label sont respectés. Si tel est le cas, le dossier de Saint-Barth sera transféré à l’Unesco. Pour obtenir le fameux label, le comité local devra répondre à douze “indicateurs” (lire encadré).
Un travail d’affinage à poursuivre
« Sur les douze critères, nous en comptons six qui sont accomplis, indique Eden Gréaux. Les autres sont en cours, avec des données à affiner. » Le comité local bénéficie de l’accompagnement de Matthieu Péroche, maître de conférence à l’université Paul Valéry de Montpellier qui, à Saint-Barthélemy, travaille au développement du projet Safe Saint-Barth. Celui-ci dispose d’un site internet (safestbarth.fr) sur lequel de nombreuses données sur les risques majeurs, donc sur les tsunamis, sont répertoriées, détaillées et expliquées par des textes et des schémas. Une mine d’informations dans laquelle apparaît aussi un onglet cartographique qui présente toutes les zones soumises à un risque en cas d’alerte tsunami.
Le travail du comité pour obtenir le label « Tsunami ready » va se poursuivre dans les prochains mois.
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Douze critères à remplir Pour obtenir le label « Tsunami ready », la Collectivité territoriale devra répondre aux douze “ indicateurs” réclamés par le programme de l’Unesco : |
