Lagon de Grand Cul-de-Sac - Travaux de dragage du chenal

Opération « curage » dans le lagon de Grand Cul-de-Sac

Une opération de curage d’une partie du chenal du lagon de Grand Cul-de-Sac a été lancée lundi. L’objectif est de permettre une meilleure circulation des bateaux, notamment ceux des pêcheurs.

Le chenal naturel du lagon de grand Cul-de-Sac permet aux bateaux d’entrer et de sortir de la baie sans difficulté. Le problème est que ce chenal a une fâcheuse tendance à se combler de sable. Ce qui a pour conséquence d’empêcher la circulation des embarcations. La Collectivité et son agence environnementale (ATE) ont donc répondu à une demande formulée par une partie des usagers de la baie et a organisé une opération de curage du chenal.

Pompage de 100 m3 de sable
Celle-ci a débuté lundi 14 juin et devrait se prolonger pendant environ un mois et demi. Un balisage a été effectué dans le but de délimiter la voie naturelle du chenal et ainsi permettre son curage. 100 mètres cube de sable doivent être pompés. Deux entreprises sont chargées des « travaux ».
Sébastien Gréaux, directeur de l’Agence territoriale de l’environnement, explique le processus. « Des plongeurs vont descendre avec une pompe pour aspirer le sable, détaille-t-il. Le sable est ensuite rejeté dans une tranchée, sur la plage. »

71 bateaux au mouillage
Une saignée opérée par le biais d’une pelle à chenilles, qui sert également à creuser des fosses de terrassement. Celles-ci vont accueillir le sable et l’eau rejetés par les pompes sous-marines et ainsi permettre au sable de s’égoutter. « Après, il sera étalé sur la plage avant d’être transporté ailleurs, précise Sébastien Gréaux.
Selon le directeur de l’ATE, les travaux ont « bien commencé ». Pendant leur durée, une partie de la plage et du lagon est interdite à la baignade. Les plaisanciers doivent également veiller à sortir le moins possible. Seuls les pêcheurs professionnels ne souffrent d’aucune restriction, sinon celle de prêter la plus grande attention aux plongeurs et aux installations de pompage. A l’heure actuelle, la baie compte 71 bateaux au mouillage.

Le lagon se comble naturellement
L’opération de curage est vouée à être renouvelée. En effet, comme l’indique Sébastien Gréaux, « le devenir naturel de ce lagon, sédimentairement parlant, c’est de se combler ». Il précise : « On lutte donc pour permettre aux usagers de se déplacer et de travailler, mais ça va se recombler un jour. » En attendant, la question environnementale est évidemment posée.
« Nous prenons soin d’intervenir de la manière la moins impactante possible, assure le directeur de l’ATE. On est à proximité d’une zone d’herbiers, qui ont besoin de lumière. S’il y a une turbidité, l’herbier peut en pâtir. C’est pour cela que l’on doit être vigilant et opérer le plus délicatement possible. »
Par ailleurs, la Collectivité va également engager des travaux d’agrandissement du ponton. « C’est une demande des pêcheurs, assure le service communication. Afin d’avoir la possibilité d’avancer un véhicule léger dans de meilleures conditions. » Un aménagement qui devrait également permettre à plusieurs bateaux de s’amarrer au ponton en même temps.
 

 

Journal de Saint-Barth N°1428 du 17/06/2021

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