Saint-Barth -

Le port de Gustavia dragué pour les voiliers de la Bucket Regatta

Durant deux jours, ce week-end, une pelleteuse et une barge ont été mises à contribution pour draguer le fond de la rade de Gustavia, le long du quai de la République.

La barge et sa pelleteuse se sont faites remarquer, samedi et dimanche, sur le quai de la République à Gustavia. « Cela n’a pas été facile car il a fallu batailler de long mois afin de trouver une barge disponible », indique Ernest Brin, directeur du port. « Celle-ci, venue de Saint-Martin, était disponible uniquement ce week-end. » Il a sauté sur l’occasion, et la pelleteuse a pu travailler jusqu’à lundi matin. « Avec le mauvais temps annoncé lundi soir, elle a dû partir plus tôt que prévu. Il ne doit pas y avoir trop de vent. » Toutefois, le travail a pu être achevé dans les temps. Avec Irma, « le long du quai de la République s’est retrouvé avec une hauteur d’eau diminuée d’environ 1 mètre, sur 5 à 6 mètres de large », explique Ernest Brin. « Pour les moteurs des yachts, cela ne pose pas de problème, mais pour les voiliers et leurs safrans, et notamment ceux qui sont attendus pour la Bucket, c’est autre chose. » Samedi et dimanche, ce sont environ 600 m3 de sable et de roches qui ont été dégagés du fond de la rade.

Ensuite le port de commerce

Prochaine étape, le chenal qui mène au port de commerce. « Dès qu’on aura une fenêtre météo, on fera revenir la barge », promet Ernest Brin. « Une bute s’est créée dans le chenal face au port de commerce, où nous avons perdu 70 centimètres de hauteur d’eau, gênant la manœuvre d’un seul navire venant à pleine charge de containers. » De ce fait, ledit navire doit effectuer deux rotations par semaine, au lieu d’une seule. Mais pas d’agacement pour ceux qui attendent le contenu de leurs containers : le point-haut laissé par Irma dans le chenal n’est pas la cause des retards.

« La situation est liée à tous les retards occasionnés par Irma, et à la situation dans la partie hollandaise de Saint-Martin. Là-bas ils n’arrivent plus à recevoir et distribuer les containers, ils ont notamment perdu des grues… » rappelle le directeur du port. « Les bateaux peuvent venir, le problème est l’espace disponible à Public. On s’est parfois retrouvé avec cent containers à traiter, ce n’est pas possible. »


JSB 1265