Après un prologue à Concarneau, les dix-huit équipages vont enfin prendre le large à bord de leur Figaro 3 pour la 15e édition de la Transat en Double. ©Alexis Courcoux / La Transat en Double

Enfin le départ pour la Transat en Double

Après le report du départ de la Transat en Double Concarneau - Saint-Barth, du dimanche 9 au mercredi 12 mai pour des raisons météorologiques, Miguel Danet attends avec impatience de larguer les amarres.

Tous les skippers étaient prêts. Les dix-huit équipages et leur Figaro 3 devaient prendre la mer dimanche 9 mai, à 15h30, pour rallier Saint-Barthélemy depuis Concarneau. Malheureusement, la météo en en voulu autrement. Le comité de course de la 15e édition de la Transat en Double a été contraint de décaler le départ au mercredi 12 à 11 heures (heure locale). Un contretemps que l’organisation a tenu à compenser en improvisant un prologue le dimanche.

« Sympa de faire le spectacle »
Une courte épreuve qui a permis aux marins engagés d’effectuer quelques derniers réglages sur leur bateau. Comme Miguel Danet et Eric Péron qui, à bord de (L’Egoïste) La Cantina - Saint-Barth, ont fait le choix de participer au prologue avec un navire chargé de toute sa cargaison.
« On a tout gardé à bord, explique Miguel. Comme si on partait en course, avec 150 kilos en plus de la normale. Comme ce sont des poids amovibles, il faut savoir où les caler. » Au-delà de ces quelques ajustements, l’équipage a surtout apprécié le fait de se retrouver sur l’eau. « C’était sympa de pouvoir faire le spectacle, malgré une météo changeante, assure Miguel. C’était aussi sympa d’aller naviguer, de pouvoir montrer le bateau aux gens mais aussi aux médias. »

Un doudou pour arriver plus vite
Le report du départ, le couple Danet-Péron affirme l’avoir vécu sereinement. « On pense que c’était la bonne décision, insiste Miguel. Quand on voit les prévisions, avec une dépression secondaire et la probabilité d’avoir des vents de cinquante nœuds et des creux de cinq à six mètres, en sachant qu’il faut manœuvrer entre les cargos au départ... On n’a pas envie de casser le bateau ! La météo, on n’y peut rien. » Ce mercredi, toutefois, le départ devrait être le bon.
L’heure de la traversée a sonné et les skippers sont prêts. Après les derniers briefings météo et un ultime test PCR, ils pourront enfin se lancer dans l’aventure. Avec, parfois, des compagnons de voyages inattendus. « Là, je viens juste de glisser le doudou de ma fille dans mon sac, sourit Miguel. Il va traverser l’Atlantique. Et ça donne envie d’arriver encore plus vite. » Le doudou est d’ores et déjà très attendu.

 

20 à 30 nœuds de vent, une mer croisée
La navigation s’annonce engagée d’entrée pour les 18 duos qui devront très vite reprendre leurs marques dans un vent soutenu et une mer désordonnée. Cela imposera deux fois plus de vigilance aux marins qui vont vivre trois premiers jours de course marqués par des conditions changeantes et propices à une belle bataille stratégique.
Ce mercredi la baie de Concarneau sera sous l’influence d’une dépression. À l’avant de celle-ci, en matinée, le vent sera orienté au secteur sud/sud-est. En milieu d’après-midi, il devrait tourner au nord-ouest à l’arrière du front froid de la perturbation. « Normalement cette bascule devrait survenir aux alentours de 15h, d’où notre intention de lancer la course à 17h », précise Francis Le Goff, le directeur de course. Pour le coup d’envoi de l’épreuve, Météo Consult prévoit des conditions toniques. Vent de nord-ouest de 20-25 nœuds avec des rafales à 30 nœuds et mer désordonnée avec des creux de 1,50 à 2 mètres. Voilà qui promet un départ spectaculaire. Il n’y aura pas de parcours côtier en baie de Concarneau et les duos mettront directement cap vers le point de virage de La Palma, aux Canaries, à laisser à tribord. Pour les skippers, le grand enjeu de cette navigation engagée sera de trouver le bon compromis entre performance et nécessaire préservation du matériel pour la suite de cette longue course.

Golfe de Gascogne
Après une première nuit difficile dans un flux soutenu, le vent devrait mollir quelques heures jeudi dans le golfe de Gascogne, avant l’arrivée d’une nouvelle dépression. Vendredi, les coureurs devront probablement négocier une période de transition entre deux systèmes : la dépression qui se sera évacuée et une autre qui arrive par l’ouest. D’après les routages, les premiers concurrents pourraient atteindre le cap Finisterre (au nord-ouest de la péninsule ibérique) après environ 48 heures de course, dans des conditions maniables. Gare aux retardataires qui pourraient bien voir la situation se dégrader… Il y aura dès les premiers jours de nombreux choix tactiques à faire. « Il va y avoir de quoi se creuser la tête », résume Francis Le Goff.

 

Répartition par classe des bateaux de la Transat en Double
Comme à chaque édition de la Transat en Double, chaque classe des établissements élémentaires de l'île suivra l'évolution d'un bateau en course. Ci-dessous la liste du "qui suit qui" du groupe scolaire de Gustavia. Les élèves verront en direct l’avancée des bateaux au quotidien sur les cartes reçues du CTTSB et du comité de course.
Le bateau de Miguel Danet et Eric Peron (L'égoïste)-Cantina St Barth sera suivi par toutes les classes.
TPS/PS : Gardons la vue  Martin Le Pape et Yann Eliès    
PS :  Skipper Macif Pierre Quiroga et Erwan Le Draoulec    
MS1 : Kriss-Laure Nicolas Bertho et Romuald Poirat
MS2 : Erisma - Groupe Sodes - Fondation Tara Océan  Jérôme Samuel et Nicolas Salet
GS1 : Cybèle vacances-Team play to B Pep Costa et Will Harris        
GS2 :  Devenir Violette Dorange et Alan Roberts    
GS3 : TeamWork Nils Palmieri et Julien Villion
GS-CP : Erisma - Groupe Sodes - Fondation Tara Océan Jérôme Samuel et Nicolas Salet
CPA : Bretagne-CMB Performance Tom Laperche et Louis Berrehar        
CPB : Guyot environnement - Ruban Rose Pierre Leboucher et Thomas Rouxel
CE1A :  MonAtoutEnergie.fr Arthur Hubert et Clément Commagnac    
CE1B :  Breizh Cola  Gildas Mahé et Tom Dolan
CE1C : Interaction  Yannig Livory et Erwan Livory    
CE2A : Groupe Gilbert  Fabien Delahaye et Anthony Marchand    
CE2B : Kriss-Laure Nicolas Bertho et Romuald Poirat    
CM1A : Bretagne-CMB Oceane  Elodie Bonafous et Corentin Horeau    
CM1B : Région Normandie Alexis Loison et Guillaume Pirouelle    
CM2A :  Queguiner – Innovéo Tanguy Le Turquais et Corentin Douguet
CM2B :   RLC Sailing Estelle Greck et Laurent Givry     

 

Journal de Saint-Barth N°1423 du 12/05/2021

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