Une demande américaine pour l’été

Nils Dufau, président du Comité du tourisme et vice-président de la Collectivité,  a pris part à une table ronde organisée par la délégation sénatoriale aux outre-mer, sous la houlette du sénateur Michel Magras. Thème : le tourisme dans les outre-mer. Cette visioconférence s’est tenue jeudi 25 juin dans le cadre de l’étude menée par le Sénat sur l’urgence économique dans les outre-mer, initiée le 15 avril.


Nils Dufau a donné son impression sur l’été touristique à Saint-Barth : la clientèle qui réserve est quasi exclusivement américaine, alors qu’elle est plutôt européenne l’été habituellement. Aujourd’hui, la demande est 50% de ce qu’elle était l’an dernier à cette période dans les hôtels, et de 80% dans les villas. La grande question restera celle de l’aérien, indispensable à l’acheminement des touristes. Le président du CTTSB s’est dit «très inquiet pour les petits commerçants de Gustavia, qui dépendent directement de la présence de touristes sur l’île. Tous demandent une prolongation des dispositifs d’aide comme le chômage partiel. »

Il a rappelé le protocole sanitaire mis en place par la Collectivité à Saint-Barthélemy, indiquant que la possibilité de se faire tester à l’arrivée est « un argument de vente pour les touristes, qui ont le sentiment d’arriver dans un havre de paix en toute sécurité, et un moyen d’éviter toute forme de « tourismophobie » au sein de la population. » « J’apprécie cet optimisme et ce sens des responsabilités qui nous caractérisent », a commenté Michel Magras, rappelant qu’il avait lui-même proposé au gouvernement le protocole mis en place par la Collectivité, et que l’amendement avait été refusé.

Saint-Barthélemy a renoncé à la septaine, alors que le gouvernement l’a maintenue dans les textes pour les outre-mer jusqu’à la fin de l’état d’urgence sanitaire (au plus tard le 10 juillet). Les arrivants peuvent se faire dépister à J-3, ou encore à J+1, et sont invités à subir un second test à J+7.
Nils Dufau a précisé que ce protocole devrait être conservé au moins deux mois, « mais on le gardera tant qu’il y a un risque. Toutefois, admettons que les gens arrivent à venir à Saint-Barth en novembre ; si ça recommençait comme une saison normale, on ne pourrait pas tester tout le monde à l’arrivée. »

Journal de Saint-Barth N°1382 du 01/07/2020

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