Un Saint-Barth à la conquête des plus hauts sommets du monde

Dominique Gréaux, natif de l’île, aime l’alpinisme. Mi-janvier il a grimpé au sommet de deux des plus hauts volcans du monde. Comme toujours dans son activité, il n’oublie jamais le drapeau de Saint-Barth pour une photo souvenir.

En moins d’une semaine, Dominique Gréaux, ostéopathe à Saint-Barth, a gravi non pas un mais deux volcans de haute altitude dans la Cordillère des Andes. « J’adore les treks en altitude et l’Équateur est un pays que je connais déjà très bien. J’ai donc pu me concentrer sur mon ascension à 100% », dit Dominique Gréaux. Il a commencé par le Cotopaxi situé en Équateur et culminant à 5897 mètres d’altitude. Le nom signifie « croissant de Lune » en Quechua, dialecte ancestral parlé par les indigènes de la région. Il s’agit d’une ascension très dangereuse, l’endroit étant propice aux tremblements de terre. Il n’est pas rare d’y voir des éboulements qui peuvent conduire à des tragédies.

Le second volcan dompté par Dominique Gréaux est le Chimborazo qui culmine à 6263 mètres d’altitude. Situé en également en Équateur et à seulement un degré au sud de la ligne symbolique de démarcation des deux hémisphères, ce sommet est particulier à plus d’un titre. Il s’agit en effet de l’endroit le plus éloigné du centre de la Terre (le noyau se trouvant à 6384,4 km du sommet). Le mont Everest, bien que largement plus haut à 8848 mètres, est un peu moins éloigné à cause de la latitude qui se trouve être moindre au Népal. Le Chimborazo est également le point le plus proche de la Lune pour cette même raison. L’oxygène se faisant rare, l’ascension de ce volcan requiert un entraînement poussé et un équipement adéquat : « La clé réside dans l’acclimatation du corps. On a beau être le meilleur sportif du monde et être en forme, il est nécessaire de faire l’ascension par paliers et laisser au corps le temps de s’habituer. Autrement on aura tôt fait d’être évacué » explique l’alpiniste.

Bien que la pandémie de Covid-19 soit plus dangereuse que jamais avec des variants de plus en plus féroces, cela ne freine qu’un peu les ambitions du sportif : « J’ai déjà une petite idée des autres monts que j’aimerai gravir. J’espère aussi que ces quelques ascensions pourront inspirer d’autres à faire de même. »

Journal de Saint-Barth N°1409 du 03/02/2021

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