Saint-Barth -

« Pour un Suédois, être ici, c’est un moment historique »

D’un pas nonchalant, ils rejoignent leur bateau sur la plage de Saint-Jean après le briefing matinal qui précède le départ de la première régate. Comme trois autres équipages suédois, Casper Seifert et Henrik Almstedt bataillent depuis deux jours sur les eaux de Saint-Barth dans le cadre de la Cata Cup. Souriants, sereins, détendus, ils illustrent à merveille l’image avenante que véhiculent bien souvent les Suédois. Pour les deux skippers, qui participent pour la deuxième année consécutive à la course, une venue à Saint-Barth relève à la fois du rêve, de l’esprit de compétition, mais aussi de l’Histoire. Avec un grand « H », bien entendu. Particulièrement en ce samedi 19 novembre qui marque la célébration du jumelage entre la petite ville de Pitea et l’île par excellence. Alors, avant de s’élancer sur l’eau pour une nouvelle journée à la fois enchanteresse et éprouvante, les deux marins ont confié leurs impressions au Journal de Saint-Barth.
« L’environnement est très différent de celui de la Suède, s’amuse Henrik Almstedt. C’est si agréable, si beau. Venir ici, c’est très exotique pour nous. Etre sur la plage, manger dans un bon restaurant, rencontrer des gens accueillants. L’organisation de la course fait un travail fabuleux. On aime revenir ici. »
Son comparse, Casper Seifert, évoque des bonheurs simples. « Marcher sur la plage tous les matins donne l’impression d’être béni, assure-t-il. Surtout quand on voit des photos du pays où il neige ! La mer est superbe, le vent idéal, les vagues parfaites. Naviguer est un vrai défi, c’est très dur pour le corps, les mains, le bateau, on se cogne, mais c’est magique. On était là l’an dernier et on progresse ! La compétition est féroce. Il y a le champion du monde, le champion d’Europe, il y a les meilleurs du monde. Alors être aux alentours de la dixième places, c’est déjà valorisant. »
Quand on mentionne cette part d’histoire qui lie la Suède à Saint-Barth, les deux hommes ne cachent pas leur plaisir à découvrir les traces de ce passé. « C’est spécial de venir ici, explique Casper Seifert. On se demande pourquoi la Suède a laissé filer cette île ! Mais ça reste une part de la Suède. Voir toutes les inscriptions en suédois à Gustavia, les noms, ça nous rappelle forcément le pays. Et puis l’île a fait un excellent travail pour préserver son héritage. On a été au Fort Karl, au Fort Gustav, juste pour observer les inscriptions et s’imprégner de cette histoire. » Et Henrik Almstedt d’ajouter, enthousiaste : « On aime aussi la France alors être ici et pouvoir profiter de la bonne nourriture, des boulangeries, on aime aussi ! »
Il ne reste qu’à souhaiter à ces deux sympathiques skippers de grappiller quelques places au classement avant le grand final de demain, dimanche.

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