Le FC Arawak à Concordia

Les favoris tremblent mais ne cèdent pas

Samedi au stade de Saint Jean, quatre équipes se disputaient une place en finale du Trophée José Da Silva. Deux matchs arbitrés par un trio provenant de Saint-Martin, et qui verront la hiérarchie établie lors de la phase de poule être respectée. Mais ce fut difficile pour les deux futurs finalistes, qui se rencontreront le week-end prochain.

 

Qu’il est étonnant de voir si peu de supporters à la cause de l’ASPSB, surtout lorsqu’il s’agit de disputer une demi-finale, samedi 5 décembre à 19 heures ! Cette moindre ferveur semble se transmettre sur le terrain. L’équipe peine à rentrer dans son match face à l’AS Gustavia, pas forcément plus spectaculaire dans le jeu, durant une première mi-temps équilibrée mais terne, les deux équipes ne voulant s’exposer dans ce match à enjeu. Peu de choses à retenir de ces 45 minutes si ce n’est l’inquiétude causée par la blessure de Bruno Guimaraes, très remuant sur son côté gauche. Au duel de l’épaule, l’ailier des Bleus se retrouve au sol, nécessitant l’intervention des pompiers. Plus de peur que de mal pour celui qui reviendra en tribunes en seconde période, en un seul morceau.
Ce fait de jeu aurait-il donné un soupçon de motivation en plus à Gustavia ? En effet les Bleus reviennent avec de meilleures intentions en seconde période, les joueurs latéraux travaillent et usent une défense de l’ASPSB mise à mal par la vivacité et la détermination adverse. Deux ingrédients qui vont finir par payer.
A la 72e, sur un gros travail du latéral droit qui déborde et centre, Afonso Correia vient couper de la tête pour ouvrir le score en faveur de Gustavia. Ce dernier ne bougera plus, permettant au buteur de hisser ses coéquipiers en finale, une finale qu’il ne disputera pas : « Je suis si heureux de marquer pour mon dernier match ici, le jour de mon anniversaire! Je rentre en effet au Portugal la semaine prochaine, et j’espère qu’ils gagneront pour honorer mon départ », déclare-t-il, ému après le match. Son capitaine  Charles Rouzaud complète : «Bravo à toute l’équipe, mais aussi au corps arbitral. Ça été une partie serrée notamment en première période. On avait à cœur d’éviter la loterie d’une séance de tirs au but mais ce match aurait pu pencher dans un sens comme dans l’autre. Maintenant on a obtenu notre ticket en finale et on va tout faire pour aller au bout. »

Arawak deuxième
d’affilée

Dans l’autre match de la soirée, à 21 heures, Diables Rouges et Arawak (photo) s’affrontaient pour rejoindre l’AS Gustavia en finale du Trophée. Les intentions de jeu sont meilleures que lors de la partie précédente, mais les deux équipes ne parviennent pas à convertir leurs occasions dans le jeu au cours des vingt premières minutes. C’est donc sur coup de pied arrêté que le favori Arawak ouvre le score. A la 24e minute, Florian Ruellan dépose le cuir sur la tête de Melvin Lédée qui envoie le ballon dans le petit filet adverse, son sixième but dans cette compétition, ce qui en fait le meilleur buteur avant la finale. Forts de beaucoup de confiance accumulée, les Blanc et Vert peuvent légitimement contrôler le match, mais un scénario bien différent se dessine quelques minutes après l’ouverture du score... Sur un long ballon venant de la droite, Aurélien Denars jusqu’ici impeccable, annihile une occasion de but en stoppant le ballon à l’aide de sa main, laissant son équipe à 10 alors qu’il reste une heure de jeu. En infériorité numérique donc, Arawak fait le dos rond afin de rejoindre les vestiaires avec ce précieux but d’avance.
Menés 1-0 mais à 11 contre 10, les Diables Rouges savent qu’ils ont ici une opportunité de renverser la vapeur. Très pressants, ils cherchent dès lors à jouer long afin de fatiguer une équipe qui a beaucoup travaillé en milieu de   terrain, mais dont l’arrière garde et le gardien se montrent intraitables pendant de nombreuses minutes, avant de finalement craquer. A force d’insister, les Rouges sont récompensés à une dizaine de minutes de la fin du match. Leur salut émane d’un tout jeune joueur, Lucas Teixeira, qui vient également tromper la vigilance du gardien d’un coup de tête parfait. Cette égalisation tardive offre à son équipe une dernière chance de qualification, en disputant une séance de tirs au but. Celle-ci, très stressante, voit finalement Arawak l’emporter 5-4. Il est cependant de mise de féliciter le gardien de Diables Rouges, très peu en réussite après avoir touché le ballon à trois reprises et en avoir arrêté deux, dont un, le tout premier, a dû être retiré et finalement réussi. « C’est certain qu’une séance de penalty se joue sur des détails, on a travaillé cela à l’entraînement et ça paye. On n’est pas forcément contents de notre prestation, un ton en dessous de ce que l’on sait faire, mais l’important c’est d’être en finale. Avec une ligne d’attaque comme la nôtre, si l’on parvient à convertir nos occasions, on peut aller remporter le titre comme l’an passé! Rendez-vous samedi ! » déclarait Nicolas Rossi, le gardien du FC Arawak, très en vue tout au long du match et décisif pendant les tirs au but.

> Le programme des finales
Samedi 12 décembre
à 19 heures : Petite Finale  Diables Rouges - ASPSB
à 21 heures : Finale Arawak - AS Gustavia

 

JSB 1401

Journal de Saint-Barth N°1401 du 09/12/2020

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