Largué à 3 km d’altitude au-dessus de l’île

Sauter d’un avion à 3.000 mètres d’altitude pour atterrir au beau milieu du stade de Saint-Jean… Retour sur le saut en parachute inédit de Pit Makridis, en ouverture du tournoi Antilles-Guyane de rugby, il y a dix jours.


Un petit point qui grossit, grossit, jusqu’à devenir une tache rouge dans le ciel, suivie d’un panache de fumée… Et au final, atterrissage maîtrisé au centre du stade de Saint-Jean, sous les hourras de la foule. Un cérémonial d’ouverture inédit pour le tournoi Antilles Guyane, il y a une dizaine de jours, réalisé avec la complicité du parachutiste Pit Makridis. Installé depuis plus de vingt ans à Saint-Barthélemy, cet homme au physique de militaire se définit comme « addict à l’adrénaline et aux sports extrêmes. Rafting, ski hors piste avec dépose en hélicoptère, saut à l’élastique… » Et parachute, donc, depuis vingt-cinq ans. Pit profite de chacune de ses vacances pour aller s’entraîner aux Etats-Unis, « la Mecque du skydiving ! »

Il a un millier de sauts à son actif, mais cet atterrissage à Saint-Barth, avec le ballon de rugby du tournoi scotché à la cuisse, c’est une première. «J’ai toujours voulu faire un atterrissage sur l’île », confie-t-il. « Trois mois avant le tournoi, un ami qui évolue dans l’équipe des Barras m’a sollicité, j’ai dit oui tout de suite. » Trois mois, ce n’est pas si long pour organiser le vol et obtenir toutes les autorisations. Mais cela a fonctionné.
Restait à trouver un avion ; on ne peut pas sauter de n’importe quel appareil, même avec un parachute. Pour cela, SXM Parachutiste, basé à Grand Case, a accordé un peu de son temps.

Un peu secoué
Le jour J, Pit Makridis met ses 8 kilos de voile et cordages sur son dos et part pour Saint-Martin. A Grand Case, il fait quelques sauts d’échauffements. Et quand à Saint-Barth, le stade est plein, c’est parti. Une fois que l’avion a atteint les 3.000 mètres d’altitude, au point de largage prédéfini et à l’heure dite, il saute avec son ballon ovale. Chute libre, et arrivé à 1.250 mètres, il déploie sa voile et allume son fumigène, pour le spectacle. Ce jour là, les conditions n’étaient pas idéales idéales : « Il y avait beaucoup de vent, mais je ne l’ai ressenti qu’à 100 mètres d’altitude, j’ai été un peu secoué », sourit-il. En pro, il a atterri sans difficulté, pour remettre le ballon du tournoi à l’arbitre. Avec des images plein les tête. « J’ai eu la chance de voir Saint-Barth comme jamais je ne l’avais vue ». En effet, sur le film de sa caméra embarquée, la vue sur Saint-Barth est imprenable, au sens littéral du terme. Une première expérience qui lui donne des envies. « Ce n’est pas mon métier, mais je suis heureux de mettre ce sport en avant. Si je peux sauter quelques fois dans l’année pour des événementiels, j’en serai ravi ! »




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