FormFitness reprend son souffle

Depuis le 2 juin, la salle de sport FormFitness   à Lurin accueille de nouveau tous ses membres. Tous ? Non... le peuple d'irréductibles touristes n'est plus, et d'autres locaux ou saisonniers restent  craintifs.
Le parking est pourtant bien fourni en ce lundi matin de forte chaleur, sur les hauteurs de Lurin. « Il y a du monde aujourd'hui ! » s'exclame une femme qui semble habituée des lieux. « Je trouve que c'est bien calme pourtant... », contredit le barman du ProtéineBar faisant face à la salle de sport. Un battement de porte laisse entendre une musique énergique. Derrière celle-ci se trouve Christian Fahrner, le propriétaire, accompagné de Ocal Gokbudak, le manager de l'équipe de coachs. « Environ 40% de nos membres sont des touristes ou des saisonniers... une bonne partie d'entre eux n'est plus sur l'île », explique le premier. « Il a fallu remodeler nos horaires d’ouverture pour satisfaire au mieux nos clients d'une part, et limiter les pertes pour nous d’autre part. On s'excuse auprès de nos habitués, ce n'est que provisoire, on l’espère. »
« Et pour satisfaire tout le monde, on se doit de rester solidaire avec l'intégralité des sportifs. Les cours de cross fit, par exemple, n'ont repris qu'une fois la salle ouverte, en compagnie de nos autres adhérents. On n'hésite pas à reporter certains abonnements voire à faire un geste », poursuit Ocan Gokbudak. «On a beaucoup de chance ici, en métropole la situation des salles est beaucoup plus drastique. On n’oublie pas de désinfecter le matériel toutes les heures, de mettre masques et gants à disposition. »
Finissant tout juste sa séance, Stéphanie acquiesce : « C'est vrai qu'en métropole ça doit être stressant. Les marquages au sol et les masques, c'est très contraignant. Personnellement, le confinement m’a fait prendre conscience que j'avais besoin de ces séances et je ne suis pas la seule visiblement », rigole-t-elle. « Je vois beaucoup de participants entre 10 et 11 heures ou entre 17h30 et la fermeture. Je ne vois pas de grande différence en terme d'affluence à mon échelle, mais c'est certain que l’ouverture des frontières ramènera les choses à la normale ici. » Une ouverture pour laquelle milite forcément Christian Fahrner : « A l'image de beaucoup à Saint-Barth. La réalité économique, c'est que l'on a besoin de cette clientèle touristique pour payer nos charges, loger nos employés et entretenir notre matériel. Pour le moment on limite les dégâts, et on garde le moral, ensemble. »

 

> Nouveaux horaires : de 7h30 à 14h et de 16 h à 20h du lundi au vendredi, le samedi de 7 h à 12h.

Journal de Saint-Barth N°1379 du 10/06/2020

Touristes plus que jamais désirés
Tribunal
Thomas Gréaux président de la Cem