Damien Fernon Barracudas

Damien Fernon, l’appétit d’un Barracuda

Le match Barracudas / Archiball’s comptant pour le Challenge des Îles du Nord, prévu samedi dernier au stade de Saint-Jean, a été reporté à ce samedi 31 octobre. Mais les équipes sont suspendues à la décision de la Fédération française de rugby qui doit se prononcer ces jours-ci sur une éventuelle pause, au moins le temps du couvre-feu, du ballon ovale en France. En attendant que le couperet tombe, Damien Fernon (31 ans), demi de mêlée des Barras livre ses impressions sur la saison à venir, tout en retraçant son parcours.

Comment et à quel âge as-tu commencé le rugby ?
J’ai été bercé dans cet univers-là… Dès ma plus tendre enfance j’ai eu la chance de suivre mon cousin, l’un de mes joueurs favoris, Cédric Laborde, sur les terrains alors qu’il évoluait en Fédérale 1 ou en Pro D2 du côté de Saint-Vincent-de-Tyrosse (Nouvelle-Aquitaine). C’est à l’âge de 5 ans que j’ai commencé moi-même à me passionner pour ce sport, son état d’esprit puis la compétition. A tel point que je suis là, à en parler, alors que j’ai seulement envie d’aller voir le match du XV de France face au Pays de Galles (rire) !

A l’image d’autres joueurs de l’équipe, tu as vécu de belles expériences ovales dans l’Hexagone. Comment es-tu arrivé à Saint-Barthélemy, et quelles ont été tes sensations la saison dernière?
Il est vrai que j’ai pu connaître la chance et la joie de gagner deux titres de champion de France par le passé et je ne suis pas le seul à avoir vécu de tels moments, uniques, au sein du groupe.
J’étais venu ici une année en vacances avec des amis et je suis tombé amoureux de l’île, je me voyais bien y découvrir une nouvelle vie. De là, les compétences que j’ai pu acquérir de par mon Bac Pro Commerce m’ont permis de venir m’installer avec ma compagne, cela fait plus d’un an désormais et tout se passe pour le mieux. J’ai en mémoire deux matchs l’an passé qui ont été plutôt aboutis, quoique toujours perfectibles, face à Saint-Martin et face au Bruc (des Abymes en Guadeloupe, ndlr).

A l’orée de cette deuxième saison pour toi à Saint-Barth, quels sont tes objectifs ainsi que ceux de l’équipe ?
Comme je disais, on a un groupe de qualité ayant vécu de belles expériences. L’an passé avant la crise sanitaire, nous restions sur quatre victoires en autant de journées disputées. Ce que l’on va chercher c’est de la continuité, de la consistance notamment dans le jeu au pied. Aux entraînements nous ne pouvons jouir des poteaux, on manque de repères au moment de transformer ou d’inscrire une pénalité dans des conditions de match. C’est à cela que je fais référence lorsque je parle de perfectionner certains aspects de notre jeu.
Cette saison, il y a quatre titres à aller chercher, on ne se fixe pas de limites. On aime notre sport et on est des compétiteurs. Avec cet effectif de qualité (une trentaine de joueurs), malgré les difficultés de déplacement, malgré le flou qui entoure les mois à venir (la Fédération Française de Rugby doit statuer cette semaine sur une éventuelle pause du rugby français, ndlr) on se doit de s’investir personnellement. Les sacrifices et l’énergie que l’on va mettre à chaque instant devront nous permettre de jouer chaque partie à fond, de savourer chaque victoire afin de rendre le plus bel hommage à notre staff, nos amis et nos familles. Nous avons en effet la fortune d’avoir un préparateur physique, un directeur sportif, un entraîneur adjoint, un entraîneur des trois-quarts et certains de nos joueurs qui sont kinésithérapeutes… sans oublier les bénévoles qui nous apportent énormément de positivité.
Enfin, j’ai une pensée toute particulière pour Alex Dagorn qui était notre arrière jusqu’à cette année, qui a beaucoup donné pour ce club et mérite les louanges ainsi que tout notre respect. A mon humble avis, être sacré au terme de cette saison post-Covid marquera les esprits.

 

 

Journal de Saint-Barth N°1395 du 28/10/2020

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