Arawak vainqueur du Trophée José Da Silva 2020

Arawak rafle tout

Samedi 12 décembre au stade de Saint Jean, se sont jouées les petite et grande finales de l’édition 2020 du Trophée Da Silva. L’occasion pour Diables Rouges et l’ASPSB de se disputer la 3e place à 19 heures avant la rencontre entre l’AS Gustavia et Arawak, pour le titre à 21 heures.

 

Un stade quasiment désert, c’est ce à quoi ont eu droit les joueurs de l’ASPSB face à une équipe des Diables Rouges amputée de nombreux joueurs au coup d’envoi. Dépourvus de remplaçants à l’entame du match, ces derniers sont vite débordés par leurs adversaires et encaissent pas moins de quatre buts lors de la première demi-heure. Mal en point, les rouges se laissent tout de même une chance juste avant la pause en inscrivant un but sur corner à la 47e minute. Malgré un regain d’énergie et la volonté de revenir au score, les Diables Rouges concèdent un cinquième but à la 65e minute de jeu. C’est João Tavares qui signe le doublé, imitant son coéquipier Rui Peteado, qui avait inscrit deux buts en première période. Ce cinquième pion les mettant à l’abri, les joueurs de l’ASPSB se relâchent et permettent à leurs adversaires d’inscrire deux buts en toute fin de match, dont une superbe réalisation de Tiago Carvalho (5-3). L’Association des Portugais de Saint-Barth s’octroie la dernière marche du podium, et cherchera à faire encore mieux en championnat dès 2021.

Public chaud bouillant
L’affiche de cette soirée, c’est bien évidement la grande finale, à 21 heures. Difficile de passer à côté, et l’affluence confirme l’intérêt pour ce match opposant l’AS Gustavia au tenant du titre, le FC Arawak. Malgré une défense centrale remaniée, les vert et blanc maîtrisent la première demi-heure de cette rencontre notamment grâce à un milieu de terrain performant à la récupération. C’est cependant, et comme souvent ces derniers matchs, sur un coup de pied arrêté que l’équipe trouve la faille. Ainsi, sur un corner frappé par Florian Ruellan, Quentin Viret place sa tête pour leur permettre de justement virer en tête à la 27e minute. En face, les bleus de Gustavia peinent à se procurer des occasions franches mais demeurent consistants dans le jeu. Poussés par un public chaud bouillant, les coéquipiers de Charles Mouzeaud savent que ce match est loin d’avoir rendu son verdict. La pause va leur permettre de souffler et digérer ce but concédé sur une saute de concentration.

Avec beaucoup d’allant, les bleus rentrent bien dans cette seconde période. Libérés devant les favoris du public font reculer leurs adversaires. Malgré ces bonnes dispositions, c’est sur ce temps fort qu’ils encaissent un deuxième but. Un missile envoyé par Melvin Lassus, qui laisse le gardien béat et rappelle à tout le stade qui est le meilleur buteur de cette compétition (7e but). C’est un véritable coup de massue que viennent de recevoir les joueurs de Gustavia. Mais cette finale ne pouvait se finir ainsi... Menés mais combatifs, les bleus repartent tout de suite vers l’avant et c’est le duo très en vue de cette seconde période qui va totalement relancer la rencontre. Bien décalé côté gauche, Bruno Guimaraes adresse un centre millimétré pour la tête de Timothé Walrave, qui réalise le geste parfait pour réduire la marque (2-1 55e). Le stade explose, il ne le sait pas encore, mais un match incroyable vient de débuter. Cinq minutes après ce but, quelques tensions apparaissent sur le terrain et l’arbitre guadeloupéen de cette rencontre, Naigre Séverin, se voit contraint de renvoyer prématurément un joueur de chaque équipe aux vestiaires. A peine trois minutes après ces expulsions, Melvin Lassus perfore la défense adverse et se fait faucher dans la surface. Un penalty, passé l’heure de jeu, tiré par le meilleur buteur... une aubaine de tuer le match, complètement manquée par l’attaquant qui n’attrape même pas le cadre. C’est peut-être là la chance de Gustavia, d’autant plus que six minutes plus tard, Teddy Dévers, coupable d’un mauvais comportement, laisse les vert et blanc à 9 contre 10 ! Il reste une vingtaine de minutes à jouer et Arawak, comme en demi-finale, mène d’un simple but et joue en infériorité numérique. Vingt minutes d’attaque défense, le public pousse et donne encore plus de voix. Les tenants du titre sont sur un fil mais tiennent... Jusqu’à la 93e minute. Coup franc obtenu aux 25 mètres, la frappe de Charles Mouzeaud est cadrée et rebondit devant le gardien Nicolas Rossi, qui relâche le cuir dans les pieds d’un Marceau Magras plus prompt que tout le monde pour égaliser à l’ultime seconde. Cette finale est complètement folle et va se terminer par une séance de tirs au but !

L’atmosphère est anxiogène et le scénario cruel pour l’AS Gustavia. Malgré un échec de leurs adversaires, la chance ne leur sourit pas et ce qui devait être la conclusion de ce Trophée est manquée par le gardien des bleus, qui s’était avancé au point de penalty. Au petit jeu de la mort subite, les joueurs d’Arawak peuvent remercier leur portier, Nicolas Rossi, qui met un terme à ce superbe match et s’adjuge le titre de meilleur gardien de la compétition, lui, si décisif lors des deux dernières rencontres. Arawak conserve son titre de meilleure équipe de cette compétition, avec le meilleur buteur et le meilleur gardien. Seul le titre du fair-play a logiquement été décerné à l’ASPSB Féminines. Inutile de dire quelle sera l’équipe à battre en championnat.
 

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« On aime le foot lorsqu’il est ainsi ! »

Florian Ruellan

« Tout le monde est d’accord pour dire que c’était un très beau spectacle offert par les deux équipes ce soir. On aime le football lorsqu’il est ainsi, bien que ce soit plus facile pour nous de le dire avec l’obtention de ce titre. On avait un peu plus de maîtrise technique je pense, maintenant on voit bien que l’aspect mental compte tout autant dans ce sport. En cela Gustavia a peut-être été  plus fort que nous, pour nous remonter deux buts, alors que nous nous compliquons la tâche bêtement. En revanche, le scénario de ce soir nous était déjà connu. En demi-finale il en a été de même, réduits à 10 (à 9 ce soir), je manque un tir au but, Nicolas (Rossi) nous sort encore un arrêt décisif... C’est drôle, ces faits de matchs font ressortir notre cohésion et notre solidarité à vrai dire ! C’est une chose que l’on doit à notre coach, Paul Janvier, qui a vraiment insufflé cet état d’esprit au sein du groupe et qui nous met dans les meilleures conditions. Au-delà de tout ça, il est facile d’évoluer avec ce groupe, un vrai groupe de potes qui a souffert ensemble et qui mérite cette victoire, tout autant que l’aurait méritée l’AS Gustavia. On finit invaincus, l’objectif c’est de le demeurer en championnat, comme Arsenal l’avait fait en 2003-2004, d’ailleurs on n’hésitera pas à en parler à Robert Pires, membre des Diables Rouges, lorsqu’il reviendra sur l’île ! »

 

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JSB 1402

 

Journal de Saint-Barth N°1402 du 16/12/2020

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Attaque de requin à SXM
Arawak rafle tout