Au nom de l’Union fédérale des Anciens Combattants, Philippe Enault a pris la parole pour rendre hommage aux victimes de la Première Guerre Mondiale, mais aussi de tous les conflits sur lesquels la France est engagée. 

Saint-Barth honore les Morts pour la France

L’armistice de la Première Guerre Mondiale a été commémoré hier sur l’île, une cérémonie à l’occasion de laquelle l’ensemble des Morts pour la France, de tous temps, sont honorés. Cinq enfants de Saint-Barthélemy ont laissé leur vie dans le conflit de 14-18.

 

Une cérémonie tout en solennité et simplicité, sans digression. Hier, la sonnerie aux morts a retenti, la minute de silence a été respectée, la Marseillaise écoutée, les couronnes de fleurs déposées devant les militaires au garde à vous.
Philippe Enault, représentant des Anciens Combattants de Saint-Barthélemy, a lu le message de l’Union fédérale, rappelant l’horreur des tranchées, « le froid et la chaleur, la boue, les rats, et surtout, l’omniprésence de la mort. » Olivier Basset, représentant de l’Etat à Saint-Barthélemy, a enchaîné avec la lecture du message gouvernemental, revenant sur l’entrée, ce même jour, de Maurice Genevoix au Panthéon, et appelant à une nation « unie et solidaire ». Il a également égrené les noms des soldats morts cette année pour la France, vingt-et-un jeunes militaires.
Le Président de la Collectivité n’a pas fait de discours mais a rendu hommage à « un ami », auquel tous les anciens combattants pensaient particulièrement en ce jour. Denis Dufau, père de Nils Dufau, qui s’est éteint il y a quelques jours, était des leurs, et très engagé dans la vie citoyenne de l’île. «Il était un fidèle dévoué de l’association des Anciens combattants, mais également du conseil territorial et du conseil municipal », a rappelé Bruno Magras, exprimant sa « pensée sincère » à la famille.
Enfin il a remercié l’assemblée d’être venue « par respect pour celles et ceux qui sont tombés sur les champs de bataille, et qui font qu’aujourd’hui, nous jouissons des libertés qui sont les nôtres. »


A partir de 1914, des dizaines d’hommes de Saint-Barthélemy ont pris part à ce conflit sur le continent, si éloigné de leur quotidien, et sont ensuite rentrés sur l’île, transformés à jamais, tant physiquement que moralement. D’autres y ont laissé la vie. Cinq noms sont gravés sur le monument aux morts, cinq hommes qui ont quitté leur île au début du siècle dernier pour prendre part à la Première guerre mondiale, en Europe. Joseph Querrard a été tué dès le 20 août 1914, en Lorraine. Cultivateur à Saint-Barth, Claude Aubin est mort à 27 ans dans un hôpital de Grèce, des suites de la rougeole et d’une pneumonie. Antoine Querrard a perdu la vie dans le naufrage du cuirassé Danton en Méditerranée, touché par un sous-marin allemand. Né à Gustavia, Guillaume Falson est mort dans l’Aisne, le 20 juillet 1918, peu avant ses 25 ans. Joseph Magras, lui, a eu le temps de revoir son île natale mais il a succombé à ses blessures. Hier, Saint-Barth pensait à eux.

 

Journal de Saint-Barth N°1397 du 12/11/2020

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