Opération Résilience : le porte-hélicoptère Dixmude attendu aux Antilles

« A partir de début avril, le porte-hélicoptères amphibie Dixmude ira se positionner dans la zone Antilles-Guyane, en soutien de nos territoires ultra-marins », a annoncé Emmanuel Macron la semaine dernière à Mulhouse, où il visitait l’hôpital de campagne mis en place par l’Armée dans cette région qui est la plus touchée de France par le Covid-19. C’est ce qu’il a appelé “l’opération Résilience”. Ce déploiement militaire sera « adapté aux contextes locaux », et la contribution du Dixmude «sera le fruit d’un dialogue avec les autorités de l’État sur place, dans le respect des règles d’emploi des armées sur le territoire national et en mobilisant les ressources disponibles », a précisé le ministère des Armées dans un communiqué.

Le rôle des militaires sera d’offrir un soutien logistique et sanitaire à la région Antilles Guyane, sans que l’on connaisse encore précisément ses missions à ce jour. Le Dixmude, précise le ministère des Armées, «pourrait livrer du fret, soulager les hôpitaux en fonction de sa configuration, projeter des forces de sécurité entre les départements de Martinique, de Guadeloupe et de Guyane.» Le Dixmude, qui opérait jusque-là au Liban, est revenu à son port d’attache, Toulon, vendredi dernier. Avant de traverser l’Atlantique, il doit être reconfiguré pour pouvoir accueillir une sorte d’hôpital flottant avec les procédures d’isolement indispensables à l’accueil de malades du Covid-19. Entré en service en 2012, il navigue avec un équipage de 170 marins, mais peut accueillir plusieurs centaines de militaires. Il est long de 199 mètres, large de 32 mètres et peut atteindre 18,8 nœuds.

 

© Marine Nationale/Simon Ghesquiere

JSB 1369