Nouveau départ pour les sauveteurs en mer

Nouveau patron, équipe reformée, bateau révisé de fond en comble : la SNSM Saint-Barthélemy sera dans une quinzaine de jours de nouveau prête à partir en mer, au secours de marins en détresse.


Le Capitaine Danet est presque opérationnel. Endommagé par l’ouragan Irma, il est parti à Saint-Martin pour subir une révision de fond en comble, de la peinture à l’électricité. Pendant ce temps, sous l’égide d’Ingénu Magras, président de la SNSM, et de la structure nationale, la station de Gustavia s’est trouvée un nouveau patron. Jérôme Pellerin, marin depuis toujours, a accepté cette mission. Et s’est entouré, pour le moment, d’une douzaine de bénévoles. Il espère arriver à une équipe de vingt personnes.

Mission sacerdotale
Car en France, le secours en mer est assuré par la Société Nationale du Secours en Mer, qui malgré son nom est une association. Qui dit association dit bénévolat. Même si au regard des enjeux de la tâche, cela ressemble davantage à un sacerdoce. « Les gens de bonne volonté qui rejoignent la SNSM signent une charte très précise, notamment sur la disponibilité. En cas d’appel du CrossAG*, par exemple, il faut être au bateau dans les quinze minutes qui suivent, maximum », explique Jérôme Pellerin. « Le bateau est prévu pour un équipage de quatre personnes. Moi, j’estime qu’il faut être six. »

D’où la nécessité d’une vingtaine de bénévoles, pour assurer le roulement des permanences. Cela représente, pour chaque sauveteur en mer, deux jours de pleine disponibilité par semaine.
Tout le monde ne peut pas prétendre porter le T-shirt orange de la SNSM. « Déjà, il faut être marin. Et c’est intéressant si chacun a un apport technique. Nous avons parmi l’équipe deux anciens sapeurs pompiers de Paris, un ex-plongeur professionnel, moi même, je suis formateur aux premiers secours pour la Croix Rouge, nous avons un mécanicien professionnel… » énumère Jérôme Pellerin. « On demande aux gens d’être compétents, disponibles, professionnels. On leur demande plus que s’ils étaient salariés, finalement ! »
A ce jour, l’équipe ne compte quasiment que des actifs (en métropole, ce sont surtout des retraités) et aucune femme (elles sont les bienvenues, deux sont en cours de recrutement).

Le décor étant posé, si vous souhaitez rejoindre l’équipe, il suffit de contacter le patron. Des formations et des entraînements en mer seront régulièrement organisés une fois les travaux du bateau terminés (il reste quelques difficultés électriques à régler). Olivier, Hugues, Yann, Eric, Benoît, Jérôme... Les membres de la SNSM sont principalement issus des sociétés Hugues Marine, Saint-Barth Watermaker, ou sont des travailleurs indépendants. « J’aimerais bien que l’on ait quelqu’un du domaine médical, pour compléter », glisse Jérôme Pellerin.

Côté financement, la SNSM Saint-Barth compte sur sa structure nationale, sur les subventions publiques, et sur les dons. Récemment, des produits dérivés étaient vendus sur le marché de Saint-Barth, au profit de la structure.

> Contact Jérome Pellerin : 0690.64.08.07

*CrossAG : Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage Antilles Guyane.






Journal de Saint-Barth N°1319 du 14/03/2019

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