Les infractions au confinement sont constantes, les surfeurs dans le viseur

Difficile de résister à l’appel de la mer pour les surfeurs, qui représentent une part non négligeable des soixante verbalisations effectuées par les gendarmes la semaine dernière. Une hausse des conflits de voisinage, des vols et des violences conjugales est aussi constatée.


Saint-Barthélemy a entamé sa quatrième semaine de confinement. Les gendarmes locaux ont verbalisé une soixantaine de personnes chaque semaine. Entre le 30 mars et le 5 avril, ils ont contrôlé 440 personnes, 330 véhicules et deux commerces.

Le ratio de récalcitrants varie peu depuis le début du confinement, mais avec la mer belle de ces derniers jours, ce sont les surfeurs qui donnent du fil à retordre aux militaires. Beaucoup ne résistent pas à l’appel des vagues, malgré l’interdiction. La semaine dernière, un plaisancier américain a été verbalisé : il transportait en bateau les surfeurs, pour éviter que ceux-ci ne se fassent remarquer sur les routes de l’île. Il a assuré qu’il ignorait que c’était interdit, en vain : il a écopé de 135 euros d’amende, majorée à 375 euros s’il ne paie pas dans les 30 jours.

 

Vols de scooters et tapage

Il semblerait également que des malandrins profitent du confinement pour piquer des scooters laissés devant les maisons, s’amuser avec avant de les dégrader et les abandonner. Un simple jeu puisqu’apparemment ils n’ont même pas pour objectif de prélever des pièces sur les véhicules. Les témoignages de victimes sont nombreux sur les réseaux sociaux et des investigations sont en cours. Aucune interpellation n’a été réalisée à ce jour.

 

Les conflits de voisinage représentent aussi un bon nombre de dossiers à traiter par les forces de l’ordre. Les problèmes de tapage, notamment, se multiplient, et si le Président de la Collectivité décide, comme il l’a évoqué samedi matin, de lever l’interdiction du brûlage des végétaux, les guerres de quartier risquent fort de s’accentuer encore. Ce n’est pas encore fait.

 

Violences conjugales

Bien plus grave, comme partout en France, une hausse des violences conjugales directement liée au confinement est constatée sur l’île. Pas de chiffre local sur le sujet, mais la France estime que le nombre de cas a augmenté de 30% en une semaine au niveau national. Le confinement aggrave les tensions, favorise les comportements addictifs et notamment la consommation d’alcool, et piège les femmes au sein de leur domicile. La Fédération nationale Solidarité Femmes a appelé lundi sur RTL les proches et les voisins à alerter les autorités s’ils constatent ou soupçonnent des faits de violences conjugales. L’association Trait d’Union - Aide aux victimes est toujours opérationnelle (0690.37.84.01 et irma.traitdunion@gmail.com).

 

> Pour éviter tout déplacement, les dépôts de plainte peuvent s’effectuer en ligne sur le site : www.pre-plainte-en-ligne.gouv.fr.


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L’attestation valable sur smartphone

L'attestation dérogatoire de déplacement est valable depuis lundi au format numérique, à présenter sur son smartphone en cas de contrôles. Il faut générer le document à partir du site du ministère de l'Intérieur : www.interieur.gouv.fr. Le ministère précise que les données personnelles ne sont envoyées sur aucun serveur, ce que plusieurs médias spécialistes du numériques ont confirmé. La version papier est toujours valable. Dans les deux cas l’attestation doit être accompagnée des papiers d’identité. 


JSB 1370

Photo  ©Préfecture SBH/SXM







Journal de Saint-Barth N°1370 du 08/04/2020

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