Valérie Denux (ARS) et Sylvie Feucher (Préfète des Îles du Nord)

Le nombre de contaminations baisse, le confinement exclu

Après le petit pic de mi-novembre, le nombre de nouvelles contaminations diminue légèrement la semaine dernière, selon nos informations. Vendredi, la préfète des Îles du Nord a exclu toute idée de retour du confinement ou de couvre-feu, tant que les consignes sanitaires sont bien respectées et que l’épidémie reste maîtrisée.

 

Le nombre de nouveaux cas de Covid à Saint-Barth la semaine dernière est à peu près stable par rapport à la précédente. Selon nos informations, la semaine du 16 au 21 novembre, quinze nouveaux cas ont été détectés au laboratoire Bio Pôle, contre vingt-deux la semaine précédente. En même temps, un peu moins de dépistages ont été réalisés. Le bulletin sanitaire de la préfecture, qui devrait être publié aujourd’hui ou demain, sera plus précis. Par ailleurs, les tests antigéniques (par prélèvement nasopharyngé, mais technique d’analyse différente et plus rapide, quoiqu’un peu moins fiable), désormais disponibles en pharmacie, se démocratisent et peuvent être pratiqués ailleurs qu’au laboratoire ; on ignore si leurs résultats sont pris en compte dans le comptage de l’ARS.
Lors d’une conférence de presse donnée à Saint-Martin le 20 novembre, la préfète Sylvie Feucher a  balayé la rumeur persistante d’un reconfinement en décembre à Saint-Barthélemy. « C’est totalement infondé », a-t-elle réfuté. Un confinement ou même un couvre-feu, ce n’est pas à l’ordre du jour dans les Îles du Nord, et pour l’instant la circulation du virus reste maîtrisée. Sur les deux îles, les chiffres hebdomadaires demeurent dans des proportions et variations acceptables.

Mic-mac
A Saint-Barthélemy les cas identifiés sont rapidement isolés, ainsi que les cas contacts qui sont immédiatement informés et testés. C’est cette réactivité qui a permis d’éviter la multiplication de clusters sur l’île jusqu’ici. Pour rappel, un cluster est défini comme tel lorsque trois personnes attrapent le virus dans une même entreprise, école, administration ou autre.
A Saint-Barth c’est arrivé à la cantine scolaire en septembre, et à l’école primaire de Gustavia la semaine dernière. Pour cette dernière  un flou demeure, car si la préfecture compte cinq cas positifs liés à l’école, la direction de l’établissement en annonce deux… De même, le bulletin de Santé Publique France, diffusé le 20 novembre, fait état d’un troisième cluster dans un milieu professionnel, qui serait en cours d’investigation. Du côté de la préfecture on ignore à quel éventuel cluster il est fait allusion ici.
Ainsi, il y a toujours un certain mic-mac dans les chiffres entre les différents organismes. Tant que les différences de cas se compte sur les doigts de la main, l’essentiel est là.
Après la crainte de la rentrée de septembre, puis de l’arrivée des saisonniers, et enfin du retour des vacances de la Toussaint, c’est le déferlement de touristes constaté ces derniers jours qui représente aujourd’hui un risque sur la circulation du virus. Tous doivent fournir un test négatif à J-3 pour venir, mais le test à J+7  après l’arrivée n’est plus demandé. Sur les trois premières situations de mouvements de population, les pronostics pessimistes avaient été déjoués puisqu’il n’y a pas eu de flambée épidémique sur l’île. En ce qui concerne les visiteurs actuels, tous les yeux se tournent vers le début du mois de décembre. Thanksgiving sera un peu le “crash test” des protocoles en place, et si il devait y avoir des conséquences sur la circulation du virus, elles se verront dans dix ou quinze jours. D’ici là, pour passer cette étape le mieux possible, le respect des gestes barrière reste la meilleure chose à faire.

Journal de Saint-Barth N°1399 du 25/11/2020

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