La situation de l'hôpital De Bruyn inquiète Bruno Magras

En préambule du conseil territorial du jeudi 13 juin, le président de la Collectivité a évoqué le sujet de l’hôpital de Bruyn. La partie médecine de l’établissement est fermée jusqu’au 30 juin, mais les urgences fonctionnent.

 

Plusieurs médecins absents au même moment : la partie médicale est fermée à l’hôpital de Bruyn, jusqu’au 30 juin. Une légère panique a pris la population à cette annonce, mais l’établissement insiste sur le fait que les urgences sont ouvertes, les Evasan (évacuations sanitaires) fonctionnent, l’Ehpad prend en charge normalement les résidents. Deux médecins présents se relaient pour les urgences, c’est l’hospitalisation qui est compliquée.

 

Pour autant, le président de la Collectivité Bruno Magras a fait part hier soir, en préambule du conseil territorial, de son inquiétude sur la situation de l’hôpital de Saint-Barthélemy. « Je suis moi-même surpris, il y a un véritable problème lié à des effectifs absents ou en nombre insuffisant. En cas d’Evasan, l’hôpital se retrouverait sans médecin. La situation n’est pas satisfaisante », admet le Président, qui annonce qu’il doit rencontrer les administrateurs ce vendredi. » Inquiets, beaucoup d’habitants se sont tournés vers la Collectivité. « Mais la Collectivité n’y peut pas grand-chose. Nous avons un œil sur ce qu’il se passe à l’hôpital car nous sommes au conseil d’administration, mais les décisions sont prises par le directeur, voire l’ARS », rappelle Bruno Magras.

 

L’hôpital de Saint-Barth, dont la direction est commune à celui de Saint-Martin, a été mis sous tutelle au mois d’avril par l’ARS (JSB 1322). C’est à dire que les anciens dirigeants ont été poussés vers la sortie, et remplacés par des administrateurs extérieurs qui doivent identifier les causes du déficit du groupe hospitalier, et proposer des solutions, tout cela en six mois. « J’ai écrit une lettre à la ministre de la Santé. Cette démarche du ministère ne doit pas se retourner contre les habitants de Saint-Barthélemy. »

 

Il va plus loin et rappelle que sur l’île, la CPS « dégage un excédent conséquent. La moindre des choses pour une île comme la notre, serait de pouvoir profiter de ces excédents pour l’hôpital et l’Ehpad ; il n’est pas normal que la Collectivité soit contrainte de mettre des sommes dans l’Ehpad, et l’hôpital fonctionne de manière contrainte, alors que la CPS dégage des excédents. Faudra-t-il demander une extension des compétences de la Collectivité ? La moindre des choses, je le répète, serait de permettre à l’hôpital et à l’Ehpad d’avoir un fonctionnement normal. Surtout avec le vieillissement de la population à venir, et la hausse de la dépendance. »