Pour bien vieillir, il faut déjà penser à bien vivre. Tel pourrait être, en substance, l’un des messages que le docteur François Sarkozy a distillé lors des deux conférences qu’il a données les lundi 5 et mardi 6 janvier à Saint-Barthélemy.
L’auteur du livre intitulé « Vieillir heureux, c’est possible ! » (Édition Leduc), pédiatre et ancien interne des hôpîtaux de Paris, a répondu à l’invitation d’OVE-Caraïbes et de l'hôpital Irénée de Bruyn. Le lundi, il est allé à la rencontre des professionnels de santé à l’hôpital. Mardi, il a animé une réunion publique. Non pas à la capitainerie de Gustavia, comme prévu initialement. Les organisateurs ayant trouvé portes closes, ils ont pu bénéficier de la présence de la présidente du comité du tourisme, Alexandra Questel, pour se réfugier dans les locaux du CTTSB. Plus d’une vingtaine de personnes ont assisté à la conférence.
Différentes générations étaient représentées pour écouter le docteur Sarkozy. « Il faut vivre et ne pas oublier de se faire plaisir », a rappelé le praticien, soulignant un aspect du bien-être trop souvent négligé : le sommeil. « Il faut apprendre à nous accepter quand on vieillit, a-t-il déclaré. C’est un point extrêmement important. S’accepter permet de s’élever. » S’organiser, également. Car François Sarkozy souligne le fait que « des études montrent que 18 à 20 mois après une retraite mal préparée, on constate un taux de morbidité élevé ». De plus, il stigmatise l’isolement social. A tous les âges. « Il est un poison pour la vie et le vieillissement », assure-t-il, ajoutant : « Il faut apprendre à gérer son stress et à mettre les emmerdements à leur juste place ! »
Bien évidemment, les bonnes pratiques et les pensées positives sont indispensables, mais la médecine préventive aussi. « Un check-up de santé régulier est important, rappelle-t-il. La précocité du diagnostic est un facteur déterminant. »
Visiteur régulier de Saint-Barthélemy, le docteur Sarkozy remarque : « Saint-Barth est un endroit merveilleux pour vivre. Il faudrait que l’île devienne aussi merveilleuse pour bien vieillir. » Un enjeu de santé publique supplémentaire à aborder pour la collectivité, sans majuscule et dans son ensemble.
