Bromates : toujours pas de solution identifiée

La Saur et la Collectivité continuent de travailler pour trouver une solution à la présence de bromates dans l’eau de ville. C’est ce qu’a expliqué la directrice des services techniques Sophie Durand-Olivaud, répondant à une question de Maxime Desouches (Saint-Barth Autrement) sur le problème des bromates. Deux procédés sont testés pour éviter l'apparition de cette substance chimique : l’hypochlorite et le bioxyde. La première solution est préférable car moins lourde à mettre en œuvre. Elle a permis de diminuer les taux, qui sont actuellement à 30 ou 50 microgrammes par litre dans les points du réseau les plus touchés, la législation imposant de ne pas dépasser 10 microgrammes par litre. La seconde possibilité, le bioxyde, amène d’autres problèmes puisque le produit attaque littéralement les conduites d’eau. « On balaie toutes les solutions, mais le problème est complexe », résume Sophie Olivaud. « Selon moi, le bromate, il y en a toujours eu et il y en aura toujours. Seulement on ne l’a décelé que maintenant », commente Bruno Magras. « Mme Denux (directrice générale de l’ARS, ndlr) m’a dit que si on en consommait vraiment beaucoup, cela pourrait attaquer les reins. Je me suis renseigné, on n’a aucun dialysé à Saint-Barthélemy. » Il soupire : « Mon père a bu l’eau de citerne toute sa vie est il est mort à 87 ans ; je ne sais pas si j’irai jusque-là ! Il faut que les gens paient un peu pour l’eau minérale. Cela dit, on nous explique que les contenants plastiques contiennent aussi de la pollution… » Pour rappel, l’eau de ville est interdite de consommation depuis le 8 août 2018, et ne doit pas être utilisée non plus pour la cuisson des aliments et le brossage de dents.


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