Micheline Jacques ©DR

Micheline Jacques au Sénat, c’est comme si c’était fait !

C’est officiel, Micheline Jacques est la seule candidate à la succession de Michel Magras. L’élection sénatoriale, dont le scrutin aura lieu le 27 septembre, est déjà jouée.

Pas de surprise, pas de suspense. Micheline Jacques sera sénatrice de Saint-Barthélemy, et succédera à Michel Magras au sein du groupe Les Républicains au Palais du Luxembourg.
Les élus du conseil territorial, le sénateur et la députée actuels, seuls votants pour ce scrutin, sont appelés aux urnes dimanche 27 septembre. Claire Javois Guion Firmin ne se déplacera pas jusqu’à Saint-Barth, elle votera par procuration. Sa voix ira à Micheline Jacques, sa suppléante à l’Assemblée nationale, soutenue par Bruno et Michel Magras.

Actuellement 3e vice-présidente de la Collectivité, Micheline Jacques n’a pas publiquement annoncé sa candidature. L’année dernière, quand la décision de Michel Magras de laisser la place s’est confirmée, la question de sa succession avait ouvert quelques tensions au sein des élus locaux. Si l’envie de Micheline Jacques d’y aller était connue de tous, Marie-Angèle Aubin, élue de la majorité, mais qui s’est désolidarisée du groupe Saint-Barth d’Abord sur certains sujets, était très intéressée. Romaric Magras n’aurait pas dit non. Le nom d’Inès Bouchaut-Choisy a aussi beaucoup circulé, bien qu’elle a toujours été claire : non, la conseillère du CESE n’est pas intéressée.

Les tractations allant bon train, Bruno Magras, lui-même peu enclin à des responsabilités nationales, a réuni son équipe il y a quelques mois pour recadrer les choses : Saint-Barth d’Abord aura un seul candidat derrière lequel il faudra se rassembler. Pas question de laisser les élections sénatoriales diviser la majorité.

Mais derrière, d’autres tractations se profilent : une fois qu’elle sera au Sénat, qui pour remplacer Micheline Jacques comme vice-présidente, conseillère exécutive,  qui pour prendre en charge le dossier sensible de l’environnement ? Juliette Gréaux, présidente de la commission urbanisme, voudrait bien saisir sa chance. Même chose pour Elodie Laplace, élue en charge de la culture, qui aspire à davantage de responsabilités. Francius Matignon, qui sera le suppléant de Micheline Jacques au Sénat, pourrait aussi se positionner ; et pourquoi pas Romaric Magras, là aussi.

Cependant l’opposition a aussi une opportunité à saisir. Elle ne présente pas de candidat contre Micheline Jacques. Mais elle est aujourd’hui absente du conseil exécutif. Les trois listes devront s’unir pour tenter d’envoyer un représentant là où tout se décide. Une entente qui n’avait pas abouti en 2017, lors des dernières élections locales.

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Repères

Les sénateurs sont élus pour un mandat de six ans. Le scrutin est indirect, c’est à dire que ce sont les grands électeurs qui votent. Pour Saint-Barthélemy ils sont vingt-et-un : dix-neuf membres du conseil territorial incluant le Président, le sénateur actuel et la députée. Les déclarations de candidature ont été clôturées vendredi 11 septembre à 18 heures. Le vote aura lieu dimanche 27 septembre. Le Sénat sera renouvelé de moitié, tous les trois ans. L’élection de 2020 concerne 178 sièges, représentants des départements de 1 à 36 et de 67 à 90, hors Île-de-France, ainsi que les collectivités de Saint-Barthélemy, Saint-Martin, Wallis-et-Futuna et la Polynésie française.

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La droite confiante pour garder sa majorité, Sébastien Lecornu candidat

Aujourd’hui le Sénat est majoritairement à droite, de quoi enquiquiner le Président Macron, que Gérard Larcher, président LR du Sénat, ne ménage pas. Pas plus que le président du groupe LR au Sénat, Bruno Retailleau, candidat à sa succession en Vendée. Les Républicains sont confiants pour conserver leur supériorité numérique lors de cette élection. Mais La République en Marche compte bien construire une alliance avec la droite, notamment grâce à l’actuel ministre des Outre-Mer Sébastien Lecornu, qui se présente dans l’Eure. Et à Edouard Philippe, ex-Premier ministre, qui entame une tournée de soutien aux candidats de droite. Une façon de désunir encore plus la droite traditionnelle entre les pros et anti-Macron.

Journal de Saint-Barth N°1389 du 16/09/2020

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