Ce jeudi 19 février, à 17 heures, les dix-neuf élus du conseil territorial se réunissent afin de débattre des orientations budgétaires de la Collectivité pour l’exercice 2026.
Pour les élus, l’heure est venue de se pencher sur les comptes. Ou, plus précisément, sur les orientations budgétaires de la Collectivité territoriale. Ce jeudi 19 février, à 17 heures, les dix-neuf conseillers territoriaux vont se réunir dans la salle des délibérations de l’hôtel de la Collectivité afin d’évoquer la conception du budget qui devra être voté dans les prochaines semaines. Le rapport d’orientations budgétaires portera sur les dépenses, les recettes, de fonctionnement comme d’investissement. Ce, pour l’exercice 2026.
Inutile de rappeler, sans doute, que la Collectivité de Saint-Barthélemy se trouve dans une situation financière rare, si ce n’est unique. Avec un excédent provisoire d’environ 91,7 millions d’euros lié essentiellement de la section de fonctionnement. De fait, celle-ci affiche un solde positif de 162,6 millions d’euros, quand s’y ajoute le report de l’excédent 2024. En 2025, les dépenses de la section de fonctionnement se sont élevées à plus de 68,3 millions, pour plus de 125,5 millions de recettes. Le report de l’excédent 2024 se monte à plus de 105,3 millions d’euros.
118,1 millions de recettes en prévision
Au niveau de l’investissement, la situation est quelque peu différente. Le total des dépenses s’élève à plus de 100,6 millions d’euros pour des recettes qui avoisinent les 47,3 millions. Le déficit de clôture de l’exercice se monte donc à près de 53,4 millions d’euros, avec un reste à réaliser supérieur à 17,5 millions. Par conséquent, le besoin de financement de la section d’investissement plafonne à un peu plus de 70,9 millions d’euros. Fort heureusement, l’excédent de la section de fonctionnement permet de combler ce trou et, mieux encore, d’afficher un excédent provisoire de clôture de près de 91,7 millions.
Toutefois, les estimations des recettes pour l’exercice 2026 affichent, comme les années précédentes, un léger recul. Ainsi, elles devraient passer d’environ 124,7 millions d’euros en 2025 à 118,1 millions. Néanmoins, il est à noter que les revenus tirés des principales taxes ont encore progressés en 2025. Une hausse de 34,2% sur la CFAE (de 4,6 à 6,2 millions), de 7,5% pour les droits de quai (23,3 à 25 millions) ou encore de 9,3% pour les taxes d’enlèvement des déchets (de 2,2 à 2,4 millions). Les droits de mutation à titre onéreux ont aussi été en hausse en 2025 (16,59%, passant de 39,4 à 45,9 millions), tout comme les recettes liées à la taxe de séjour (13,68%, de 15,3 à 17,3 millions). Globalement, les recettes fiscales ont progressé de 11% entre 2024 et 2025.
Quid des grands chantiers ?
Le sujet sur lequel les élus se pencheront lors de ce débat d’orientations budgétaires sera sans nul doute celui des investissements programmés en 2026. Particulièrement ceux de projets et de chantiers encore en attente ou, pour certains, à l’arrêt. Celui du centre culturel et du parking de Gustavia, par exemple. Avant 2026, plus de 6,6 millions d’euros ont été mandatés par la Collectivité pour ce projet dont la construction est prévue sur une durée de treize ans. Cette année, sept millions d’euros doivent être engagés. Montant total estimé du projet : 31 millions d’euros. Or, depuis quatre ans, le chantier n’avance pas. Seul un trou béant demeure au cœur de Gustavia.
Pour la construction du groupe scolaire de Gustavia, dont le projet initial a été abandonné en début de mandat, 395.706 euros ont été mandatés avant 2026. Huit millions doivent être investis en 2026. Coût total de l’opération, qui doit durer cinq ans : 28 millions d’euros.
L’exercice 2026 devrait permettre de clôturer certains dossiers. Celui de la ferme pédagogique, pour lequel il reste un solde à payer de 667.587 euros, ou celui de la caserne des pompiers, dont le solde à payer s’élève encore à 521.915 euros.
Avec plus de 15,3 millions d’euros par an, la masse salariale représente une ligne importante de la Collectivité. Celle-ci comptait, fin 2025, 278 agents. 28 de catégorie A, 29 de catégorie B et 202 de catégorie C. Une masse salariale qui est en constante augmentation depuis 2022 puisqu’elle s’élevait alors à plus de 12 millions. Depuis 2021 (11,6 millions, en baisse de 0,54% par rapport à 2020), la masse salariale a augmenté de plus d’un million par an.
