Saint-Barth - Justice illustration

Planteur, cocaïne et cannabis avant l’accident

Une jeune femme âgée de 26 ans est appelée à la barre. Le 20 décembre 2020, il est un peu plus de minuit quand elle est victime d’un grave accident de la route alors qu’elle circule sur son quad. Après avoir perdu le contrôle de son engin, celui-ci est allé percuter une barrière de sécurité. La jeune femme en est éjectée. Sérieusement blessée à une cuisse - elle est toujours en rééducation un an après - elle est secourue. Les analyses toxicologiques révèlent un taux d’alcoolémie de 2,63 grammes d’alcool par litre de sang. Des traces de cocaïne et de cannabis sont également détectées dans son organisme. « Je me demande toujours comment on peut encore tenir debout avec un tel taux d’alcool dans le sang », se désole la présidente du tribunal. A la barre, la prévenue explique que le soir des faits, elle « a bu pas mal de planteurs » et « pris de la cocaïne » dans un bar de Gustavia. Elle « faisait la fête » avec des amis. Le tribunal la condamne à deux mois de prison avec sursis et à une amende de 300 euros.
La présidente appelle le dossier d’une femme de 25 ans, de nationalité finlandaise. La prévenue n’est pas présente à l’audience. Ni sa victime qui n’est autre que son conjoint au moment des faits. « Ce sont leurs voisins à Gustavia qui ont alerté les gendarmes en raison du bruit », souligne la magistrate. Les pompiers sont également contactés. Il est environ 1h20 du matin, le 11 juillet dernier, quand les gendarmes arrivent sur les lieux et découvrent une femme assise sur le sol et un homme blessé au bras. « Quand on voit les photos de l’appartement, c’est surprenant, s’étonne la présidente. Elles sont impressionnantes, avec du sang partout dans différentes pièces. » Alcoolisés, les deux amants se sont violemment disputés. La femme présente de nombreuses contusions sur le corps et le visage. Quant à l’homme, il a été blessé à plusieurs reprises avec un couteau. « La femme a vite quitté Saint-Barth après l’incident », note la présidente qui déclare la prévenue coupable des faits qui lui sont reprochés mais prononce une dispense de peine.
Le 15 août dernier, il est un peu plus de minuit quand le prévenu suivant est arrêté par les gendarmes qui viennent de le poursuivre sur près de deux kilomètres avant qu’il ne daigne garer son scooter sur le bas-côté de la route. Il revient d’une fête et a bu quelques verres. Face aux gendarmes, il refuse de se soumettre au moindre test d’alcoolémie. « Je vais vous faire chier, j’ai tout mon temps », lance-t-il aux militaires. Autre difficulté : un couvre-feu est alors en vigueur et l’heure est très largement dépassée. Conduit à l’hôpital, il refuse de se soumettre aux analyses. Là encore, il lance quelques noms d’oiseaux aux gendarmes et aux personnels soignants. « Je regrette, je demande pardon pour ce que j’ai dit et d’ailleurs je me suis excusé le lendemain », affirme l’homme de 31 ans à la barre. « Comment expliquez-vous votre comportement ? », l’interroge la présidente. « C’est parce que ce soir-là, les gendarmes n’ont pas été corrects, assure-t-il. A l’hôpital, ils étaient tous autour de moi, je me suis senti oppressé. Ils rigolaient, j’avais l’impression qu’ils se foutaient de moi. » Placé en cellule de dégrisement, il ne se montre pas plus aimable et gratouille la peinture de la porte de sa cellule avec son bouton de jeans. Ce qui a été retenu comme une infraction. Son casier judiciaire porte trace de trois autres condamnations pour des faits similaires commis en 2013, 2016 et 2019. Le tribunal le condamne à une peine de six mois d’emprisonnement, sans prononcer de mandat de dépôt, assortie d’une amende de 135 euros.
A l’annonce de son nom, le prévenu suivant s’avance d’un pas lourd jusqu’à la barre. Le 12 septembre dernier, il est contrôlé par les gendarmes vers 16h30 à Saint-Jean. Il roulait en effectuant des zigzags avec son scooter. Il explique qu’il a passé la journée à la plage pour un barbecue et qu’il a bu des bières. Combien ? Il regarde les magistrats d’un air interloqué, comme si compter ses bières relevait de l’hérésie. « Ce qui est pénible dans ce dossier, c’est que ce n’est pas une première », peste la présidente. « La fois d’avant c’était il y a huit ans, j’étais à moto et je suis tombé et c’est seulement à cause de ça qu’on a vu que j’étais saoul », se justifie le prévenu. Il écope d’une peine de trois mois de prison, sans mandat de dépôt, et d’une amende de 300 euros.

 

Journal de Saint-Barth N°1451 du 16/12/2021

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