« Mais pourquoi ils ne légalisent pas le cannabis ? »

Aujourd’hui âgé de 29 ans, le prévenu fume du cannabis depuis ses 13 ans. Et ne comprend vraiment pas en quoi c’est un délit, bien qu’il comparaisse pour usage illicite de stupéfiant pour la quatrième fois. « Monsieur, vous avez un problème avec le cannabis ? » demande la présidente. « Oui, j’ai un problème avec le cannabis. C’est que j’aime bien ça, quand je fume, je suis tranquille. » « Ce n’est pas possible, Monsieur, vous allez venir tous les ans, tous les deux ans au tribunal ? » « Mais pourquoi ils interdisent le cannabis ? » demande-t-il avec candeur. « Alors ça, ce n’est pas de mon ressort… » Jardinier de profession, le jeune homme dépense 450 euros par mois pour sa seule consommation, explique-t-il. « A un moment, ce sera la case prison », soupire la présidente. Il n’en revient pas : « Juste parce que j’ai fumé du cannabis ? » S’il se retrouve au tribunal, c’est parce qu’il a été surpris par une dame en train de fumer au volant. Elle n’a pas apprécié, lui a fait savoir, il a répondu d’une insulte, elle est allée le dénoncer aux gendarmes. Il s’en tire avec une peine de soixante jours amende à 10 euros. « Tout ce que je peux vous dire, c’est que je ne peux pas arrêter de fumer », avoue-t-il aux magistrats. « Mais franchement, pourquoi ils ne légalisent pas le cannabis ? » questionne-t-il encore avant de partir…

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« Ma femme n’a pas du tout apprécié… »

Un quadragénaire comparaissait jeudi pour usage illicite de stupéfiants. Fin décembre, il a été trouvé « en vrac sur la chaussée », dixit a présidente, par les gendarmes de Saint-Barth. Incapable de décliner son identité, il tente néanmoins de cacher un pochon de cannabis. L’homme se présente à la barre avec une lettre d’un psychiatre de l’île, qui atteste que depuis les faits, il suit une thérapie. Il amène aussi son contrat de travail, qu’il occupe depuis un mois. Il semble avoir fait amende honorable. « Je vais être honnête, ma femme n’a pas du tout apprécié, et m’a fixé un ultimatum », avoue-t-il aux magistrats. « Le psy m’a fait comprendre des choses. J’essaie de faire mon possible pour ne pas perdre ma famille. Pour l’instant j’y arrive, j’espère que ça va durer. » Le prévenu sera dispensé de peine, grâce à la « vraie volonté de changer » qu’il démontre.

JSB 1266