La Fondation de France distribue ses premiers chèques

Une association et une entreprise ont été les premiers bénéficiaires des dons récoltés après l’ouragan Irma : 20.000 euros pour Saint-Barth Essentiel, 18.000 pour Plongée Caraïbes.

La Fondation de France a récolté plus de 8 millions d’euros en faveur de Saint-Barth et Saint-Martin après l’ouragan Irma. Un émissaire de la Fondation, Pierre Roth, rencontre depuis près de trois mois toutes sortes d’acteurs locaux pour sélectionner les bénéficiaires de cette ­générosité.

Les projets précis et durables privilégiés

Le deal est le suivant : pour être soutenus, les projets doivent être construits, et s’inscrire dans la durée. Les premières sommes viennent d’être attribuées. Ainsi, l’association d’Hélène Bernier, Saint-Barth Essentiel, sera financée à hauteur de 20.000 euros, « pour le nettoyage et la réhabilitation de maisons détruites par Irma, et son accompagnement des familles», précise Pierre Roth. Cette somme sera utilisée pour l’achat de matériel et la coordination des bénévoles. « C’est un début. Si elle dépose une nouvelle demande, on financera sans doute, selon les besoins. »

 « Cet argent servira à aider les gens qui sont dans des situations qui font mal au cœur. En France, il y a des associations qui font du social, et ce sont elles qui font le lien avec le gouvernement», explique Hélène Bernier. « A Saint-Barth il n’existe pas ce type d’association. On remonte les informations à la Collectivité, et on travaille en coopération. C’est positif », conclut la conseillère territoriale Saint-Barth Autrement.

Deuxième projet validé par le comité de la Fondation de France : celui de Thierry Balaska, qui détient la société de plongée et de snorkeling Plongée Caraïbes. Il a perdu son bateau pendant Irma, et ne peut donc plus travailler. «Il a trouvé un catamaran solaire à Toulon, qu’il louera pour redémarrer son activité. On lui finance le transport, 16.000 euros, et un mois de loyer, 2.000 euros », détaille Pierre Roth. «Il pourra reprendre son activité et générer des recettes.»

Les pêcheurs, « pas pour l’instant »

Et les pêcheurs, alors ? Ils attendent beaucoup de ces dons, pour pouvoir remplacer le matériel perdu et recommencer le travail. Bruno Magras, président de la Collectivité, avait aiguillé la Fondation de France pour qu’elle aide en priorité les marins pêcheurs de Saint-Barth. 

« Pas pour l’instant », répond Pierre Roth. « J’avais demandé à ce que les demandes soient individualisées, bateau par bateau. A Saint-Martin, ils m’ont détaillé leurs besoins pour redémarrer : tant de mètres linéaires de câble, tel matériel pour reconstruire un DCP… J’ai un devis pour chaque bateau. Ici, on m’a donné une liste de 31 bateaux avec écrit 8000 euros devant chacun ! » Un montant trop élevé pour la Fondation, qui veut aider au redémarrage de l’activité.

« S’ils demandent 8.000 euros, ce n’est pas possible. ça fait 250.000 en tout, c’est trop cher. A Saint-Martin, on a débloqué une aide de 5.000 euros par entreprise, pourquoi les pêcheurs de Saint-Barth auraient davantage ? On n’ira pas au-delà de 6.000 ou 6.500 euros… »

Les services de la Collectivité doivent donc retravailler le dossier des pêcheurs, et recenser les besoins navire par navire.

Ce n’est pas fini...

En attendant, hier, Pierre Roth rencontrait la directrice de la CEM pour évoquer certaines entreprises en difficulté. Puis, Didier Laplace de Coral Restoration, l’équipe de Galops des Îles, la responsable de l’action sociale à la Collectivité, Sabrina Gréaux Questel, et enfin le responsable local de la Croix-Rouge.


JSB 1257

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