Une embarcation bricolée se retourne, l’occupant rejoint Saint-Martin à la nage

Samedi chargé pour la SNSM de Saint-Martin, le 15 août. Les sauveteurs bénévoles, les forces de l’ordre et même un avion de Curaçao ont recherché pendant des heures une victime, après avoir retrouvé un petit bateau chaviré, flottant seul au large de Galisbay, en fin de matinée.

 

A l’appel du Cross AG, la SNSM se met en route, le Voyager qui passe dans le coin est dérouté, et la DF 24 des douaniers part aussi en mer. Un avion DASH 08 des garde-côtes de Curaçao entend l’appel du Cross AG, alors qu’il vole dans le coin, et se met également à rechercher le ou les naufragés.

 

L’épave est un petit dériveur qui a été bricolé : le trou pour la dérive a été rebouché, et un moteur installé à l’arrière.

 

Vers 14h30, après quelques heures de recherche déjà, le Cross AG reçoit l’appel d’un témoin qui a vu un homme sortir de l’eau du côté de Grand Case, habillé, avec casquette et sac à dos. La SNSM se rend sur place, les gendarmes aussi, pour tenter de retrouver cet homme, en vain.

 

Les sauveteurs naviguent dans la baie de Grand Case quand un homme à jet-ski vient leur signaler une annexe échouée sur une côte non loin de là. Après avis du Cross, ils délaissent la recherche du premier naufragé pour aller sortir l’annexe des rochers où elle s’est encastrée. Endommagée et pleine d’eau, celle-ci avait été déclarée volée la veille ; la SNSM parvient à la ramener sur une plage avant qu’elle ne coule.

 

 

Finalement, la SNSM, comme le Dash 08 et la DF24 en fin de journée, reçoivent la consigne du Cross AG d’arrêter les recherches pour l’homme au dériveur.

 

Conclusion de la SNSM Saint-Martin : « Outre le remorquage d'un dériveur retourné et d'une annexe endommagée, il y a eu quatre équipes (3 bateaux et un avion) déployés au large pendant près de 6 heures pour la recherche d'un naufragé ; vraisemblablement pour rien, puisque aucune personne n'a été portée disparue. Il semble donc très probable que cette personne ait rejoint le littoral à la nage. La moindre des choses aurait été qu'elle prenne contact avec les secours ou la gendarmerie pour signaler qu'elle était saine et sauve après avoir abandonné son embarcation retournée. Cela aurait évité de déployer inutilement des moyens matériels et humains et de leur faire perdre du temps et de l'argent. » Morale de l’histoire : « Si une telle mésaventure vous arrive, veuillez toujours prévenir les secours ; même si vous pensez que personne ne vous a vu ou n’est au courant… Mieux vaut prévenir que tout va bien pour vous, plutôt que de laisser le Cross et les équipes locales de recherche dans le doute ! »

 

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