Saint-Barth -

Disparition aux piscines naturelles : les recherches interrompues par la nuit

Le drame s’est produit mardi 25 octobre, en milieu de matinée. Une enfant, âgée de 11 ans, a été emportée par une vague avant de disparaître dans une cavité sur le site des piscines naturelles de Petit-Cul-de-Sac. Les secours sont immédiatement contactés. Rapidement, les sapeurs-pompiers du Service territorial d’incendie et de secours arrivent sur les lieux. Constatant la disparition de la fillette, ils sollicitent d’autres appuis pour entamer les recherches. C’est ainsi que tout au long de la journée de mardi, l’hélicoptère Dragon de la sécurité civile, les ­plongeurs de la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM) de Saint-Barth, le navire des douanes de Saint-Martin, une société de jet ski mais aussi une embarcation de l’Agence territoriale de l’environnement (ATE) ont sillonné le périmètre de l’accident dans l’espoir de retrouver la disparue.

 

Un élan de solidarité

Après avoir été interrompues à la tombée de la nuit, mardi soir, les recherches ont repris aujourd'hui, mercredi, dès la levée du jour. Peu après 6 heures, une douzaine de pompiers du Stis (dont des sauveteurs aquatiques) sont repartis en quête de l’enfant. Le drone récemment acquis par le Stis a pris la place de l’hélicoptère dans le ciel tandis que le navire de la SNSM, le Capitaine Danet, et celui de l’ATE ont également repris la mer. Dans le même temps, présente continuellement sur le dispositif, la première vice-présidente de la Collectivité, Marie-Hélène Bernier, a pu affréter trois avions privés pour aller chercher des plongeurs de la gendarmerie en Guadeloupe et du Stis à Saint-Martin pour renforcer les équipes.

Les équipes ont également pu compter sur la mise à disposition d’équipements de pointe : un drone sous-marin qui a permis d’aller inspecter le siphon sous la piscine naturelle, mais aussi une caméra spéciale afin de visualiser les cavités les plus reculées.

De plus, l’annonce de la disparition a déclenché un élan populaire de solidarité. Aussi, mercredi matin, de nombreux habitants de l’île ont spontanément délaissé leurs activités pour venir apporter leur aide aux équipes de recherches. Adultes, adolescents, répartis par petits groupes, ils ont arpenté les côtes en espérant apercevoir un signe de la disparue. « Ils n’ont pas été intégrés dans le dispositif initial mais ils ont accompli des missions pédestres de reconnaissance », témoigne le lieutenant Laurens, commandant du Stis.

Les recherches ont continué toute la journée. Les pompiers, gendarmes et autres membres du dispositif ont adapté leur secteur d’observation en fonction de l’évolution des courants. Ils ont ainsi poussé jusqu’à Colombier. Malheureusement, à la tombée de la nuit, l’enfant était encore « portée disparue ». Les recherches vont donc reprendre demain matin, jeudi, dès 6 heures.

 

 

 

La Collectivité interdit l’accès aux piscines naturelles

Quelques heures l’annonce de l’accident survenu dans la matinée de mardi, la Collectivité a publié un arrêté territorial qui interdit « jusqu’à nouvel ordre » tous les accès au site des piscines naturelles à Petit-Cul-de-Sac. Tout en rappelant que « toute baignade sur le littoral de Saint-Barthélemy constitue un danger pour la sécurité publique en raison de la forte houle ». Une décision accueillie de façon mitigée. En effet, plusieurs internautes, tout en reconnaissant la dangerosité du site, penchent davantage pour un balisage strict. Voire des visites uniquement lorsqu’elles sont encadrées. «J’y vais depuis que je suis gamin, commente un Saint-Barth. Cette histoire est tragique mais on ne va pas interdire un si bel endroit, si ? » Pour l’heure, l’arrêté territorial fait loi.

 

L’enquête confiée à la gendarmerie

La procédure n’a rien d’inhabituelle lorsqu’un accident de cette nature intervient. Ainsi, pour établir les circonstances exactes dans lesquelles les faits se sont produits, une enquête a été confiée à la gendarmerie de Saint-Barthélemy.