Le début de semaine a été marqué par un nouvel arrivage de sargasses sur quelques plages de Saint-Barthélemy. Notamment celles de Saint-Jean. Des échouements relativement précoces qui ont nécessité l’intervention de l’entreprise qui a obtenu le marché pour le ramassage des algues envahissantes. Quelques jours plus tôt, le 28 janvier, les sept élus du conseil exécutif ont autorisé par un vote à l’unanimité le président de la Collectivité à signer un marché de maîtrise d’œuvre pour la conception et l’installation de barrages anti-sargasses.
Le marché sera attribué à l’entreprise Egis water and maritime, qui a été préférée à Corinthe ingénierie. Il est précisé dans la délibération du conseil exécutif, publiée le 2 février sur le site de la Collectivité, que le montant de ce marché est de 419.700 euros.
En 2026, l’objectif de la Collectivité est de mettre en place un premier barrage semi-déviant à Marigot. «Parce que l’on dispose déjà d’une étude de courant », explique le conseiller territorial Rudi Laplace, président de la commission environnement. Les autres barrages devraient être installés à Grand-Cul-de-Sac, Petit-Cul-de-Sac et Anse des Cayes. Mais ce sera pour plus tard. «On dispose aussi d’études de courant, mais elles ont été faites pour un autre projet donc elles doivent être réajustées », souligne Rudi Laplace.
L’élu explique, comme il l’a fait lors du conseil territorial du 23 octobre 2025, que le déploiement de barrages sur les trois autres sites se fera dans un délai de deux ans. « L'objectif c'est qu'à deux ans, la partie nord de l'île soit protégée des sargasses avec des barrages les plus déviants possibles, ajoute-t-il. Le but est de garder un maximum de sargasses en mer pour la récolte. » Ce qui permettrait de les relâcher en mer, plus loin. Celles qui ne seront pas « bloquées » échoueront sur les plages. Mais, espère l’élu, en quantité moindre. Le ramassage restera donc inévitable.
La semaine dernière, une partie des sargasses stockées depuis de longs mois sur un site de Saint-Jean a été récupérée avant d’être transportée par barge jusqu’à Saint-Martin.
