Saint-Barth - gouverneur plage

Tourisme/Environnement - Profiter de la beauté des plages tout en respectant la biodiversité

A l’approche de Thanksgiving et des fêtes de fin d'année, les visiteurs comme les habitants de Saint-Barth seront nombreux à fréquenter les plages de l’île, les baies ainsi que d’autres sites naturels. Pour que les séjours touristiques des visiteurs profitent aussi à la biodiversité, l’Agence territoriale de l’environnement (ATE) rappelle quelques bons gestes à adopter.
« Les trésors de la plage restent à la plage », précise d’emblée l’ATE, qui souligne : « Nombreux sont ceux qui ont à cœur de ramener un souvenir de leur moment passé sur l’île. Cependant, les coquillages vides, étoiles de mer séchées, les dollars de sable, le corail mort, les roches ou même le sable ne peuvent en faire partie. Leur présence dans l’eau ou sur la plage n’est pas anodine et sert à de nombreuses autres espèces pour se nourrir et s’abriter. »
Des photos sans stress… pour les animaux. « Notre objectif toujours à la main, il est facile de prendre des clichés de ce que Saint-Barth offre de plus beau sous l’eau, comme des tortues marines et des étoiles de mer, explique l’Agence. Attention toutefois à réaliser ces prises de vues tout en respectant l’animal. Il est en effet strictement interdit de toucher une tortue marine ou de la poursuivre lorsqu’elle s’éloigne de vous. Déranger une tortue c’est lui faire prendre des risques en se rendant dans des lieux plus exposés au danger pour retrouver une tranquillité perdue. De même, il est défendu de sortir une étoile de mer de l’eau ; elle va s’asphyxier. » 
Faire la fête, d’accord, mais pas n’importe où ! L’ATE rappelle qu’au sein de la Réserve naturelle (baies de Colombier et Fourchue, notamment), la musique sur les plages ou à bord d’un navire est une grande source de pollution pour les espèces qui profitent de la nuit pour se reposer. L’éclairage nocturne perturbe également de nombreuses espèces qui, attirées par la lumière, s’exposent à une sur-prédation. 
Enfin, l’Agence précise les évolutions de la réglementation au sein de la Réserve naturelle. Désormais, les bateaux de plus de 25 mètres sont interdits à l’ancrage dans les baies de Fourchue et Colombier. L’usage des bouées, limité aux navires de 25 mètres et 20 tonnes maximum, est fortement encouragé avant d’avoir recours à l’ancrage. « Ces mouillages écologiques sont prévus pour préserver les fonds marins », insiste l’ATE. Enfin, le temps de stationnement dans les baies mentionnées est de 96 heures consécutives, au maximum.

 

Journal de Saint-Barth N°1641 du 27/11/2025

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