Plus de 900 signatures contre l’abattage des chèvres

Choquée par la décision d’abattre des cabris sauvages, Julie Zucker-Krimmel a lancé une pétition en ligne qui a reçu plus de 920 signatures à ce jour. Elle milite pour la stérilisation plutôt que l’élimination des bêtes.


« L’abattage ne résout absolument rien. Pour réguler, il faut stériliser, sinon on abattra encore et encore. On va vers une industrialisation », explique Julie Zucker-Krimmel, résidente à l’origine de la pétition en ligne contre la campagne d’élimination des cabris lancée la semaine dernière à Saint-Barthélemy. « Saint-Barth l’avait bien compris en finançant la stérilisation des chats errants. L’île a les moyens de faire la même chose avec les cabris. »

Originaire de Guadeloupe, elle précise que son mode de vie est en accord avec ses convictions, puisqu’elle « ne mange pas de cadavre ». La polémique enflant, à l’instar de l’ATE, la jeune femme reçoit de nombreuses critiques sur l’île. « Je ne suis pas en guerre ni contre l’ATE ni contre la Collectivité, qui ont fait un effort intelligent sur les chats sauvages », répète-t-elle. Pour elle, l’élimination des cabris est « cruelle ». Elle utilise même le mot de rafle, « et je pèse mes mots, en tant que petite-fille de rescapés de la Shoah ! » Autre motif de sa colère, la manière dont les caprins seront abattus. « Par qui ? Dans quelles conditions ? Les règles sanitaires seront-elles respectées ? Je comprends qu’il y ait une tolérance par rapport à la tradition, mais là, on parle de centaines d’animaux », assure-t-elle. « Je suis bien consciente que ma pétition ne changera rien, mais elle a au moins le mérite d’avoir ouvert le débat. »

Journal de Saint-Barth N°1325 du 25/04/2019

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