La manifestation contre le projet de l'hôtel de L'Etoile qui a eu lieu ce samedi 1er mai à Saint-Jean a réuni une cinquantaine de personnes.

Mobilisation faible mais déterminée contre le projet de l’hôtel de l’Etoile

Une cinquantaine de personnes a participé ce matin (samedi 1er mai) à la manifestation organisée par l’association Saint-Barth Essentiel, à Saint-Jean. Le mouvement avait pour but de protester contre le projet d’hôtel de luxe baptisé L’Etoile, qui doit être bâti en lieu et place de l’ancien établissement L’Emeraude Plage.

Si la population n’a pas été nombreuse à se joindre à la marche, entre le rond-point situé devant l’Eden Rock et le site du chantier de L’Etoile, les participants ont fait montre de conviction au moment d’exprimer leur désaccord vis-à-vis du projet, qui implique notamment la construction d’un parking souterrain de 5000 mètres carrés.
« Trop c’est trop, peste Nico. On peut mettre des maisons et des hôtels partout, mais je ne pense pas que les gens voudront vivre comme ça. »
Marie renchérit : « On arrive vraiment à la limite de ce que l’on peut faire. Là, on parle d’un projet qui représente un danger immédiat pour la baie de Saint-Jean. »
Pour Angela, c'est tout simplement incompréhensible. « J’hallucine que l’on puisse accorder un permis à des projets de cette taille qui détériorent les sous-sols, lance-t-elle. On devrait plutôt commencer à se concentrer sur la protection de l’environnement. »
Et si le thème de la protection environnementale revient régulièrement, c’est surtout la qualité de vie et l’avenir de l’île qui est mis en avant par les manifestants. « Il ne s’agit pas d’un combat entre des écolos et des gens qui font du business, résume Jean-Guillaume. Moi, je fais du business. Mais si on offre une île totalement bétonnée aux gens qui viennent, que se passera-t-il? Les plus fortunés, ceux qui ont le choix, et bien ils iront ailleurs. J’ai l’impression qu’il n’y a pas de vision de l’avenir. »

La manifestation, qui a légèrement perturbé la circulation mais sous le contrôle de la gendarmerie, s’est terminée vers 10 heures.

Nous reviendrons plus longuement sur cet événement dans la prochaine édition du Journal de Saint-Barth à paraître le jeudi 6 mai.