Saint-Barth - mon école ma baleine

Julie Mellinger de l’association Mon école ma baleine dans une classe de CE1 de l’école de Gustavia.

Les baleines à bosse s’invitent à l’école

Julie Mellinger, animatrice nature et environnement de l’association Mon école ma baleine, est à Saint-Barthélemy durant dix jours. Objectif principal : faire connaître les baleines à bosses aux élèves de l’île.

 

«Qui a déjà vu des baleines ? Pourquoi viennent-elles à Saint-Barth ? Comment s’appelle cette nageoire ? » Julie Mellinger, intervenante de l’association Mon école ma baleine, intervient en classe de CE1 à l’école de Gustavia avec beaucoup de questions -et de réponses- sur les baleines. En pleine période de reproduction et de mise bas des baleines à bosse dans nos eaux – « elles sont présentes de janvier à mai avec un pic entre le 15 mars et le 15 avril», détaille Julie Mellinger aux élèves- c’est sur cette espèce qu’elle a choisi de centrer son intervention. Les petits sont déjà très au courant. Face à ses questions aux élèves, l’animatrice reçoit beaucoup de bonnes réponses, mais aussi des interventions plus déroutantes (quand elle demande : «Qu’est-ce c’est le jet d’eau des baleines ? » Un élève répond : « Le nez ! »  Elle retente : « Mais qu’est-ce qui sort de votre nez ? » Un autre, avec beaucoup de sérieux tente : « des crottes de nez ! » Bien essayé. Mais la réponse était : « le souffle »). Les enfants ont aussi énormément de questions : « Le mâle il est où ? Pourquoi il ne reste pas avec le baleineau et la maman? C’est pas gentil ! » « Elles chantent quoi les baleines ? » « Pourquoi elles sont si grosses ? »
C’est l’Agence territoriale de l’environnement (ATE) qui organise la venue de Julie Mellinger: « Chaque année un membre de l’association Mon école ma baleine rencontre les CE1 et CM1 de l’île, comme ça on s’assure que tous les élèves l’ont vu au moins une fois dans leur scolarité », explique Heike Dumjahn, responsable éducation à l’environnement et communication à l’ATE. Venue pour dix jours à Saint-Barthélemy, Julie Mellinger rencontre aussi un groupe d’enfants de maternelle en périscolaire et les élèves de seconde, avec qui elle évoque le suivi scientifique des cachalots. Le but, pour l’association, c’est de faire connaître les cétacés mais aussi d’encourager leurs protections.
Malgré leur jeune âge, les élèves de CE1 de Gustavia ont bien conscience de ces enjeux. Quand elle les interroge sur les prédateurs de la baleine ils répondent immédiatement : «  l’humain ! », avant de parler des orques ou des requins. Alors, l’intervenante poursuit : « comment mieux protéger les baleines ? » Avec les enfants, elle élabore des pistes : ramasser les déchets et les filets qui traînent sur les plages, éviter les emballages plastiques, ne pas faire trop de bruit en mer et surtout, parler de tout cela à leur entourage. Le message semble reçu, en fin de cours, un petit s’exclame : « Quand je serai grand je serai protégeur de baleine... et aussi footballeur ! »

Les activités pour enfant peuvent être poursuivies en ligne, en plusieurs langues, sur le site www.monecolemabaleine.org/accueil.html ou sur l’application JojoSousLeau

Journal de Saint-Barth N°1414 du 11/03/2021

200 personnes contre le port du masque à l'école/ Mieux connaître les baleines à bosse