Les Assises de l’environnement se précisent

Les premières Assises de l’environnement de Saint-Barthélemy se tiendront début décembre. Le questionnaire en ligne est toujours ouvert à toutes les personnes intéressées. En attendant, Micheline Jacques, vice-présidente en charge de l’environnement, précise le projet.

L’idée de Micheline Jacques, vice-présidente de la Collectivité en charge de l’environnement, est d’associer l’ensemble de la population à des Assises de l’environnement pour des ateliers et une série de conférences répartis sur une semaine. Un questionnaire de préparation de l’événement a été lancé au mois de juillet. Tout le monde est invité à y répondre.

 

Le questionnaire sur les Assises de l’environnement a-t-il reçu beaucoup de réponses ?

A ce jour, nous avons reçu 370 réponses. Un peu moins pendant la première quinzaine de septembre, ce qui est normal. Le questionnaire reste ouvert jusqu’au 30 septembre. Les versions en anglais et portugais n’ont pas été très suivies. Parmi les réponses, on compte plus de 90 personnes qui se disent très motivées, veulent s’impliquer et faire évoluer les choses.

 

Une date a-t-elle été arrêtée pour la semaine de travail ?

Ce serait la première semaine de décembre, car on veut faire coïncider avec un grand événement, qui est l’inauguration du nouveau service de propreté (prévue le 3 décembre, ndlr). Je tiens à tirer mon chapeau à Tiru, car les gens ne se rendent pas compte du travail qui a été abattu sur le site en un an. Je suis épatée par le travail accompli.

 

Vous travailliez sur la venue du ministre Nicolas Hulot, avant sa démission. Son successeur François de Rugy sera-t-il invité ?

Je ne peux pas m’avancer tant que rien n’est acté, mais on espère en effet faire venir un invité de marque.

 

Où en est la réécriture du code de l’Environnement ?

C’est en cours, et le cabinet d’avocat se déplacera sur l’île pour la première semaine d’octobre. Le nouveau code doit être validé par les élus à la fin du mois de décembre. Avant cela, il y aura une consultation du public, au cours du mois de novembre. Je veux en profiter pour remercier les groupes d’opposition avec qui nous avons fait des réunions très constructives et intéressantes sur le futur code de l’environnement.

 

Que faut-il attendre des Assises et de ce nouveau code ?

On va mettre un accent majeur sur la sensibilisation au tri des déchets et au respect des règles. Il y a beaucoup trop d’incivilités. S’il faut qu’on arrive à la répression, on y arrivera. Ce qui prend du temps, ce sont les éventuelles sanctions pénales. C’est compliqué à mettre en place, mais nous allons accentuer les sanctions par tous les moyens dont nous disposons. C’est bien de ramasser et nettoyer, mais j’ai l’impression que plus on ramasse, plus il y a des déchets sur l’île. Les gens qui sont déjà sensibilisés participent, et les autres continuent de jeter en se disant que ce sera ramassé. Nous voulons vraiment aller vers une prise de conscience, et je pense qu’on ne pourra y arriver qu’en verbalisant. Nous allons aussi faire un travail de sensibilisation. Je suis en lien avec la principale du collège pour organiser des choses ludiques qui permettent d’impliquer les enfants, comme les objets électroniques ou des défis scientifiques… Nous mettrons en valeur ce que fait l’ATE tout au long de l’année dans les écoles, à l’instar de l’aire marine éducative.

 

Il y a un an, vous parliez dans nos colonnes de l’urgence à mettre en place un contrôle phytosanitaire pour les plantes importées. Est-ce toujours prévu ?

On travaille là-dessus, le problème étant que le phytosanitaire dépend du code rural, ce n’est pas notre compétence.

Même chose pour la question des cabris sauvages, mais là les choses avancent : un établissement d’élevage a été créé à Saint-Martin, auquel on peut s’associer, le président Gibbs a donné son accord. Nous pourrons capturer les chèvres, les faire baguer, et après la visite d’un vétérinaire elles pourront être abattues et vendues sur place. On voudrait lancer une campagne de capture qui serait ponctuelle, en accord avec les propriétaires de terrains, et bien sûr dans le respect de la dignité de l’animal. Elles seraient parquées sur un terrain de 8.000 m2 appartenant à la Collectivité, dans le quartier du Roy. Ce serait une action ponctuelle pour diminuer la population des cabris sauvages, qui représentent une véritable catastrophe écologique.

Mais il y a beaucoup d’autres problématiques : les énergies renouvelables, la rédaction du plan pluriannuel de l’énergie, les sargasses…

 

> Pour participer et répondre au questionnaire, voici l’adresse internet (un peu complexe, prenez garde) :  https://fr.surveymonkey.com/r/assises-env-sbh2018-fr


JSB 1296

 
















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