La planète Mars au plus proche de nous

Une année exceptionnelle pour l’observation des planètes, de Mars en particulier. A Saint-Barthélemy, Jordan et Victoria Blanchard organisent deux soirées astronomie, les 4 et 11 août.

Samedi 21 juillet, plusieurs dizaines de personnes sont réunies dans l’obscurité, sur le parking derrière l’hôpital. Au centre, deux télescopes. Enfants et adultes se succèdent à la lunette pour observer la Lune, et Vénus. Ils débordent de questions pour Jordan Blanchard, mordu d’astronomie, qui organise ces soirées avec son épouse Victoria, connue de tous les enfants de l’île. Il met à disposition son matériel personnel pour l’occasion.

Ces soirées astronomie ne sont pas une nouveauté, mais cette année, les observations s’annoncent exceptionnelles. Si Saint-Barthélemy a été privée de la vision de l’éclipse lunaire qui a fait tant parler en métropole, la semaine dernière, 2018 réserve d’autres occasions de se pâmer sous la voûte céleste. 

La star de l’été, c’est Mars. La planète rouge est au plus proche de la Terre, et ne reviendra pas à une telle distance avant… 2035, selon la Nasa. Mardi, certains Terriens ont même pu voir son éclat rougeoyant à l’œil nu ! La petite sœur de la Terre se situe à une soixantaine de millions de kilomètres de nous tout au plus. De plus, Mars est « en opposition », terme technique qui indique qu’elle est alignée avec la Terre et le Soleil. Elle offre donc sa vue la plus précise aux yeux des astronomes.

De quoi voler la vedette à Vénus, malgré les trésors de rutilance qu’elle offre à l’œil nu, et Jupiter, la planète géante. D’autant plus que Mars a toujours fasciné plus que les autres : il y a quelques milliards d’années, elle était la jumelle de la Terre. Tout a changé au moment de l’apparition de la vie sur notre planète, sans que l’on sache pourquoi.

 

Et les Perséides la semaine prochaine

La nuit du 11 au 12 août, les télescopes de Jordan seront de nouveau de sortie à Gustavia. Mais vous n’en aurez peut-être même pas besoin : les yeux nus sont le meilleur moyen de contempler les Perséides, ces pluies d’étoiles filantes.

Elles sont des poussières échappées d’une comète, qui en pénétrant l’atmosphère à 200.000 km/h, se désintègrent et laisse voir des traînées lumineuses… Pour ne pas les rater, Jordan Blanchard recommande de s’allonger tête contre tête et regarder chacun dans une direction, dans un environnement le moins lumineux possible.

Si le pic d’activité est prévu la nuit du 11 au 12 août, dès mercredi prochain, les plus chanceux pourront voir ces étoiles filantes. N’oubliez pas de faire un vœu…

 

JSB 1290

 

 

 

 

 

 

 

 

 

> Rendez-vous les 4 et 11 août pour la quatrième édition des Soirées Astronomies, à partir de 19 heures sur la promenade derrière l’hôpital. Gratuit.

 

 

 

© ESA/DLR/FU Berlin/Bill Dunford



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