Economie circulaire: la Collectivité veut montrer l’exemple

La filière compost récemment mise en place par Dalkia Wastenergy compte, parmi ses premiers clients, la Collectivité. Elle veut donner l’exemple en recourant à ce produit vertueux dans les espaces verts publics.


C’est un investissement de 2,5 millions d’euros qui a abouti il y a quelques mois au site de propreté de Public. Dalkia Wastenergy (Ouanalao Environnement) produit désormais du paillage et du compost, à partir des déchets verts de l’île. L’économie circulaire par excellence : les professionnels apportent des tonnes de déchets verts sur le site, qui sont broyés. Une partie est revendue telle quelle comme paillage. Une autre est traitée pour devenir un compost fin et répondant aux normes françaises, terreau fertile indispensable aux sols de Saint-Barthélemy.


Arrosage divisé par trois
Bernard Bidet dit Léon, du nom de son entreprise Leon’s jardins, expérimente ces deux nouveaux produits, notamment dans le cadre des entretiens d’espace verts qu’il réalise pour le compte de la Collectivité. La semaine dernière, des arbres et arbustes ont été replantés le long du stade, et le sol a été recouvert de ce fameux paillage. « On met une épaisseur de 2 à 5 cm, pas plus car cela peut étouffer la plante. Plus besoin de désherber, et l’arrosage est réduit par trois », résume le paysagiste, qui prévoit de renouveler le paillage dans un an. « Le coût est moindre par rapport à l’importation. Sans compter que cela limite les risques d’introduire sur l’île des saletés présentes dans la terre ou le sable. Pour l’instant, nous sommes encore en phase d’essai de ces produits, mais nous sommes très confiants. »


Avant la création de cette filière, Ouanalao Environnement incinérait les déchets verts. Aujourd’hui, «théoriquement, nous pouvons produire 1.000 tonnes à l’année ; cela dépendra de la saisonnalité de l’apport des déchets », détaille Fred Questel, gérant de la société de valorisation des déchets. « Le compost est vendu 90 euros la tonne, le paillage 60 euros la tonne. Cela commence à se savoir chez les professionnels, et la demande augmente peu à peu. »


« Si quelqu’un se doit de montrer l’exemple, c’est bien la Collectivité », complète Régis Beeldens, chargé du pôle route et espaces publics au sein des services techniques. Elle devrait rapidement être suivie par l’ensemble des professionnels du végétal, et les grosses structures. La vente aux particuliers n’est pas envisagée, faute de dispositif de pesage et de conditionnement pour des petites quantités.




Journal de Saint-Barth N°1318 du 07/03/2019

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