Trois semaines de maintenance pour l’usine d’incinération

Comme chaque année lorsque débute le mois de septembre, Ouanalao Environnement va placer l’usine d’incinération de Public en arrêt technique. Une procédure annuelle qui consiste en une vaste opération de maintenance qui n’est évidemment pas réalisable dans le courant de l’année. «En raison de notre obligation de service », explique le directeur, Fred Questel. Sans oublier que l’usine fonctionne 24 heures sur 24. Le mois de septembre étant nettement plus calme, il se révèle être le meilleur moment de l’année pour entreprendre des travaux.
Ceux-ci vont débuter le lundi 6 septembre pour s’achever à la fin du mois, le 27. Des intervenants venus de l’Hexagone vont prêter mains fortes aux techniciens de l’usine afin de mener à bien l’ensemble des aménagements. « Toutes les équipes sont mobilisées, précise Fred Questel. Nous devrions être environ soixante-dix personnes à travailler tous les jours. » Des personnels répartis en plusieurs équipes qui auront chacunes des tâches bien définies.

Travaux simultanés sur les deux usines
Il leur faudra procéder à la pose d’un béton réfractaire à l’intérieur de la structure métallique du four, afin de la protéger de la chaleur et des flammes. Dans le même temps, de nombreuses vérifications et autres réfections vont être entreprises sur le système de traitement de la fumée et sur les capteurs. «Sur l’ensemble des dispositifs automatiques, mais aussi sur les moteurs dont certains vont être remplacés, souligne le directeur. On va travailler sur les deux usines de manière simultanée. » Car, parallèlement, les travaux de construction de la deuxième usine d’incinération se poursuivent.
« On est dans les temps, assure Fred Questel. Le démarrage est toujours prévu pour la fin de l’année ou, au pire, en janvier 2022. Après, surtout en cette période de l’année, nous sommes toujours soumis aux incertitudes des conditions météorologiques. » De plus, si les plus imposantes parties de la structure sont arrivées à Saint-Barth au cours des derniers mois, du matériel est encore attendu. « De l’électrique, du bardage », résume le directeur.
Pour mémoire, l’usine d’incinération de Ouanalao Environnement traite chaque année environ 10.000 tonnes de déchets. La deuxième infrastructure va permettre de doubler cette capacité. L’usine produit un tiers de la production en eau potable de l’île.

Des services restent accessibles au public
Pendant la période de fermeture de l’incinérateur, le public peut encore accéder au site pour y déposer certains déchets. La liste est la suivante : cartons, huiles, pneus, ferraille, aluminium, DEEE (déchets électriques, électroniques, électro-ménagers), batteries, VHU (véhicule hors d’usage), placoplatres, verres industriels, câbles électriques, déchets végétaux et collecte sélective.
En revanche, les personnes désireuses de se débarrasser de leurs encombrants ou de leurs déchets industriels banaux (Dib) devront patienter jusqu’à la réouverture du site, le lundi 27 septembre.

Du métal à bannir des poubelles
Une des particularités de l’usine d’incinération de Public, en plus du fait d’être un outil incroyable qui n’a pas d’équivalent dans la Caraïbe, est qu’elle peut être considérablement endommagée par des déchets métalliques. Pour éviter un incident malheureux, il est régulièrement répété à la population d’effectuer un tri de ses déchets avant de remplir ses sacs poubelles et de ne pas se débarrasser d’objets encombrants dans les bacs d’ordures ménagères. Pourtant... Comme le montre cette image, les déchets métalliques sont innombrables. Le message doit donc, semble-t-il, être une fois encore diffusé au plus grand nombre. Ne serait-ce que pour ne pas voir l’usine d’incinération, mais aussi et surtout de production d’eau potable, subitement arrêtée en raison d’un dommage.

 

Journal de Saint-Barth N°1436 du 02/09/2021

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