Mireille-Choisy obtient le label éco-collège

Durant l’année scolaire et avant le confinement, vingt-cinq collégiens volontaires se sont réunis tous les quinze jours pour améliorer l’impact environnemental de leur école. Leur premier axe de travail est la lutte contre le gaspillage et le tri sélectif. Ils ont obtenu le label éco-collège, malgré l’arrêt forcé du projet au milieu de l’année.

 

Début mars, avant le confinement, nous avions rencontré une vingtaine d’élèves impliqués pour améliorer l’impact environnemental de leur établissement. Leur travail a été stoppé net par la crise sanitaire, mais le label éco-collège leur a tout de même été décerné.

Sur la pause de midi, une semaine sur deux, 25 collégiens se retrouvaient avec la principale et une poignée de professeurs volontaires, afin de travailler sur différents projets environnementaux. Florian, Célian, Roxane, Achille, Maxime… Ces élèves volontaires, de la sixième à la troisième, fourmillent d’idées.

Premier problème : la gestion des déchets. « Le tri, c’est ce qui nous concerne le plus », indique Roxane, 15 ans. Avec son camarade Célian, ils constatent au quotidien « énormément de gaspillage, surtout à la cantine et au niveau du papier. » Propositions simples : disposer des bannettes dans chaque classe pour récupérer le brouillon, privilégier les classeurs aux cahiers, inciter la diminution des photocopies en imprimant en recto-verso, changer certaines façons de travailler. «Parfois, on nous demande de coller une copie sur une feuille de cahier », s’étonne  une autre élève.

Tri et poubelles
Dans l’enceinte du collège, il y a bien deux poubelles pour le tri : les unes avec une simple ouverture pour le verre et les canettes, l’autre avec couvercle pour les déchets dits ménagers. Mais les collégiens ont tendance à n’utiliser que la première, pour économiser le geste de l’ouverture du couvercle. Avant de se mettre à leur tâche, les collégiens engagés ont visité la déchetterie de Public. « On a vu que des gestes simples permettraient de gagner du temps et de l’argent », retient Achille. « La quantité de déchets nous a beaucoup surpris, et aussi le verre qui est mis avec les ordures et bouche l’incinérateur. »

Alors ils ont planifié la conception d’affiches sur les poubelles, d’actions de sensibilisation des élèves et de leurs familles… « Même si c’est à petite échelle, il faut bien commencer quelque part», note Roxane. « On se dit qu’agir tout seul, ça ne sert à rien. Mais en même temps si personne ne fait rien… On n’a que 14 ans, mais mieux vaut commencer maintenant. » Outre la communication, ils aimeraient “customiser” les poubelles de leur établissement, et créer du mobilier pour la cour à partir de déchets récupérés, comme les balles de canettes réalisées sur le site de propreté.

Ces jolis projets ont été stoppés nets par le Covid-19, mais l’Académie, en lien avec l’Ademe, a tout de même accordé le label éco-collège à Mireille Choisy, eut égard au travail effectué. Ce n’est pas perdu et ce n’est que le début: la demande de labellisation doit être renouvelée à chaque année scolaire, avec un programme d’action, toujours sur la base du volontariat. 

Journal de Saint-Barth N°1384 du 15/07/2020

Record au brevet des collèges
Le masque bientôt obligatoire
Ramassage des sargasses