La délégation de l’Education nationale des Îles du Nord encadre la directrice du groupe scolaire de Gustavia : Evelyne Fleming, Christian Borrat, Micheline Jacques, Michel Sanz, Vincent Barraud et Henri Torres.

Le vice-recteur fait la tournée des écoles

Une délégation des services de l’Education nationale des Îles du Nord, conduite par le vice-recteur Michel Sanz, a fait le tour des établissements scolaires de l’île vendredi dernier. L’occasion de faire le point sur l’actualité de cette rentrée : difficultés de recrutement des enseignants, Covid-19, création d’un poste de psychologue à Saint-Barth et développement de la filière bilingue.

Depuis lundi 7 septembre, tous les écoliers de l’île ont repris leur scolarité normalement, après quelques couacs sur la rentrée de certains niveaux en primaire. Ainsi, les tout petits étaient attendus le jeudi 3 septembre à l’école maternelle de Gustavia ; les familles ont appris la veille au soir que la rentrée était reportée de quelques jours. Au collège, il manque encore un infirmier scolaire, un professeur de Sciences et vie de la terre (SVT) et un d’histoire- géographie.

Recrutements
au dernier moment

Chaque année, en septembre, l’Education nationale procède aux réglages en terme d’effectif pédagogique durant la première semaine de la rentrée. Pourquoi attendre le dernier moment ? C’est tout simplement l’agenda de fonctionnement de cette administration. Tous les postes sont attribués à des fonctionnaires titulaires, en juin. Au cours de l’été, certains font des recours car ils ne veulent pas venir à Saint-Barthélemy (ou Saint-Martin, qui connaît le même déficit d’attractivité) ; d’autres veulent venir mais ne trouvent pas de logement. Et le résultat de ces tractations n’est connu qu’à la fin du mois d’août. C’est pour cela que le rectorat ne peut recruter de contractuels, avant cette date. Cette année, sept jours avant la rentrée, neuf postes n’étaient pas pourvus à l’école primaire de Gustavia, dont six devant élèves.
L’appel à candidatures a reçu bon nombre de réponses, mais là aussi, le temps de faire le tri, d’entendre les postulants, et ensuite de mener une “enquête” sur leur profil (vérification des diplômes, du casier judiciaire, etc.), le jour de la rentrée est parfois manqué.

Cette année, tous les établissements scolaires de Saint-Barthélemy, y compris les écoles privées, voient le nombre d’élèves légèrement augmenter. L’effectif précis sera connu à la fin du mois de septembre.

Le rectorat a aussi validé la création d’un poste de psychologue scolaire dédié à Saint-Barthélemy. Il s’agit d’accompagner les élèves à plein temps, lorsque leurs difficultés dépassent le cadre scolaire, mais aussi en matière d’orientation ou de handicap par exemple. Si le poste est ouvert, pour l’instant il n’est pas pourvu : les psychologues diplômés ne courent pas les rues à Saint-Barth.  

Les efforts se poursuivent pour renforcer la filière bilingue dans les écoles de l’île ; une section sera ouverte pour les CM1 à la prochaine rentrée, et pour les CM2 en 2022. Ainsi certains enfants pourront parler anglais tout au long de leur scolarité. Là aussi, la principale difficulté est de dénicher des professeurs ou instituteurs qui peuvent enseigner leur discipline en anglais aussi bien qu’en français. « On y arrive mais ce n’est pas encore totalement satisfaisant », commente Evelyne Fleming, en charge de ce programme.

Protocole sanitaire
Enfin, cette rentrée est bien sûr spéciale en raison de la crise sanitaire et des contraintes et incertitudes qui l’accompagnent. « Les chefs d’établissement ont reçu toutes les consignes et le protocole à suivre en cas de détection d’un cas de Covid chez un enfant ou un personnel », explique Michel Sanz. Selon la situation, le trio rectorat/préfecture/ARS décidera de la fermeture de la classe concernée voire de l’établissement entier. En France  actuellement une centaine de classes et une vingtaine d’écoles ont fermé leurs portes temporairement, après l’apparition de clusters. A Saint-Barthélemy, au vu de la faible circulation du virus, les inquiétudes sont modérées. «Ce qui m’a frappé au cours de la visite des écoles, c’est la sérénité des équipes comme des élèves, qui ont tous envie de reprendre, tout en étant conscients qu’il faut être vigilant. »

Journal de Saint-Barth N°1388 du 09/09/2020

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